Nutergia se source chez les producteurs des Fermes de Figeac
Le laboratoire aveyronnais Nutergia lance une nouvelle référence de compléments alimentaires : des capsules d’huile de bourrache ayant des vertus dermatologiques, fabriquées à base de graines produites dans le Lot. Une nouveauté née du partenariat entre l’entreprise basée à Causse-et-Diège et la coopérative lotoise les Fermes de Figeac, qui a proposé à ses 650 agriculteurs adhérents de diversifier leur activité dans la production de bourrache. Dix d’entre eux se sont lancés et cultivent de la bourrache sur une trentaine d’hectares. Grâce aux 2,5 tonnes récoltées en 2021, Nutergia (270 salariés, CA : 60 M€) va commercialiser en édition limitée 20 000 pots de capsules distribués en pharmacie.
Une diversification à forte valeur ajoutée
Le projet, lancé en 2018, a nécessité plusieurs années d’essai pour les agriculteurs, la culture de la bourrache étant particulièrement technique. « Cette année, les semis qui ont été faits début mai ont été compliqués à cause de la sécheresse. La levée est correcte pour l’heure, mais nous espérons que la canicule ne va pas diminuer nos rendements », explique Claire Marmisse, agricultrice et membre des Jardins secrets du Quercy, la SARL qui rassemble les producteurs lotois de bourrache qui travaillent avec Nutergia. Elle rappelle cependant que les producteurs ont limité la prise de risque puisque « chaque agriculteur consacre seulement une petite parcelle de son exploitation à la culture de bourrache ». « Il s’agit d’une diversification à forte valeur ajoutée pour des producteurs qui ont souvent comme activité principale l'élevage de bovins ou de canards », renchérit Guillaume Dhérissard, directeur des Fermes de Figeac.
D'autres filières locales potentielles à venir
Nutergia, qui veut valoriser l'origine Lot de cette nouvelle gamme, s'est engagée auprès des producteurs sur des prix jusqu'à cinq fois supérieurs au prix moyen européen de la bourrache. Une démarche qui s’inscrit dans la volonté de Nutergia de se sourcer le plus localement possible. « D’autres partenariats de ce type pourraient naître dans les années à venir afin de créer d’autres filières. Nous travaillons notamment sur la reine des prés », ajoute Antoine Lagarde, directeur général de Nutergia.










