Nouvelles tensions chez Sanofi-Aventis
Reçu vendredi 11 décembre par le député et président du conseil général de l’Hérault, André Vezinhet, l’intersyndicale Sanofi s’inquiète de la réorganisation en cours au sein du groupe pharmaceutique. Réorganisation qui « risque, à terme, de faire disparaître 300 emplois sur le seul site de Montpellier » s’inquiète les représentants syndicaux à l’heure où le groupe devrait réaliser un chiffre d’affaires de 30 Md€ en 2009 pour un bénéfice de 8 Md€. Toujours selon les représentants de l’intersyndicale, la direction qui « craint une baisse des bénéfices à l’horizon 2012, ferait le choix de maintenir la rétribution de ses actionnaires au détriment des salariés (…) avec pour conséquence la suppression de 1 300 postes sur les 6 478 existants dans le secteur de la R&D. »
La direction joue l’apaisement
Contacté par la Lettre M, le directeur scientifique du pôle R&D du site montpelliérain, le docteur Jacquie Berthe, évoque pour sa part une suite logique du plan de réorganisation de la recherche entamé en juillet dernier au niveau mondial. « De 56 ans initialement, l’âge moyen des personnels concernés par le plan de cessation d’activité est abaissé à 55 ans. A Montpellier, ce dispositif basé sur le volontariat concerne, potentiellement, 230 personnes. Ceux qui l’accepteront bénéficieront d’un pécule de départ et de 7 années de salaire à hauteur de 70 % de leur rémunération actuelle. Au total, Sanofi va provisionner 800 M€ dans le cadre de ce plan de départ volontaire. » Un nouveau CCE (comité central d’entreprise), le quatrième depuis juillet, aura lieu le jeudi 18 décembre en vue de préciser les modalités de ce plan de réorganisation.










