"On nous considère comme des assassins" : le coup de gueule de Jean-Michel Fabre, vigneron indépendant audois
« On ne peut pas être encouragés, encensés par UbiFrance et la Sopexa pour aller commercialiser nos vins dans tous les pays du monde et être considérés chez nous comme des assassins » : Jean-Marie Fabre, président de la fédération audoise des vignerons indépendants, ne décolère pas contre la dernière campagne de communication du ministère de la santé en faveur de la lutte contre le cancer, et qui utilise comme illustration un tire-bouchon (allusion directe au vin). 11.000 pétitions demandant le retrait de la campagne sont déposées le 28/9 par la filière viticole sur le bureau de Stéphane Travert, ministre de l’agriculture. « Le député audois Roland Courteau va de son côté saisir le CSA et le ministère de la Santé pour demander le retrait », complète Jean-Marie Fabre. Un tire-bouchon ne peut en effet ouvrir qu’une bouteille de vin, la campagne excluant de fait les autres alcools du type whisky, vodka ou bière. « Or, la loi interdit la stigmatisation d’un seul alcool dans les campagnes de communication. Soit on cite tous les alcools, soit aucun. Une fois de plus, seul le vin est stigmatisé alors que la consommation d’alcool fort explose, et par des clients de plus en plus jeunes. Si la France considère que le vin est un problème de santé publique, il faut un vrai plan Marshall pour faire disparaître la filière viticole, qui induit des emplois et contribue à l’aménagement du territoire. »










