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| | 19/01/2009

Nîmes/Inondations – Jean-Paul Fournier propose Hoche-Sernam comme zone-pilote pour la construction

Remis au Président de la République lors de sa visite le 13 janvier à Nîmes, le « Rapport sur la prévision et la prévention des inondations liées à des phénomènes localisés de ruissellement urbain », coordonnée par le maire de Nîmes Jean-Paul Fournier, préconise de nouveaux instruments d’alerte, une structuration différente des services devant répondre à l’urgence et le développement de tests à grande échelle, comme sur le futur quartier Hoche-Sernam à Nîmes. Le groupe de travail de six personnes, qui comprenait un représentant des assureurs et le directeur adjoint de BRL, propose notamment de développer la formation des élus et les outils de connaissance et de gestion du risque, en recommandant la création d’un Institut national des sciences et des risques, « qu’on souhaiterait voir implanté à Nîmes », ajoute opportunément Jean-Paul Fournier. Le rapport souhaite ensuite l’amélioration de la précision territoriale des prévisions hydrométéorologiques, qui passeraient du niveau départemental au niveau communal ou intercommunal. L’État serait ainsi appelé « à mettre la main à la poche », dixit Jean-Paul Fournier, pour affiner les prévisions de Météo France. Un État auquel le groupe de travail réclame aussi le partage des données, de façon à accompagner le système d’aide à la décision, et à « mettre en cohérence les systèmes locaux et nationaux de collecte et de transmission de l’information ». Le rapport établit aussi un service minimum attendu à l’intention des opérateurs de téléphonie mobile et de fournisseurs d’accès internet, pour fiabiliser les communications en période de crise..Un rapport qui relance la construction ?Deux expérimentations sont proposées par le groupe de travail. La première, généraliste, propose de rassembler les moyens de gestion de crise chez un maire ou un président de communauté d’agglomération, au moment où l’Etat, avec la décentralisation, n’a plus toutes les cartes en main. La seconde envisage d’utiliser la réfection du quartier Hoche-Sernam comme champ d’expérimentation des nouvelles pratiques constructives en zone inondable. Une façon de retrouver des terrains constructibles au Sud de Nîmes ? Jacques Mounis, directeur des services, confie à la Lettre M : « Aujourd’hui il est possible d’adapter et de moderniser les documents d’urbanisme grâce à des nouvelles techniques de protection. On pourrait voir, en suivant les préconisations, l’indice de vulnérabilité de certaines zones revu à la baisse, et que ceci donne lieu à la révision complète des documents d’urbanisme ».Depuis la création du régime d’indemnisation des catastrophes naturelles en 1982, le risque inondations a absorbé plus de la moitié des sommes versées à ce titre.F.D.

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