Nîmes/Infrastructures Les études de la rocade Ouest débuteront fin janvier
Déjà projetée lors du Dossier de la voirie d’agglomération (DVA) de 1996, la rocade Ouest de Nîmes sera enfin mise à l’étude fin janvier. « Nous nous orienterons sans doute vers un partenariat public/privé, explique Jean-Paul Fournier, président de l’agglomération nîmoise, de façon à réduire les délais et à réaliser l’opération dans les quinze ans à venir ». L’agglomération constitue des réserves foncières à l’Ouest de Nîmes afin de préparer le terrain. L’étude, menée par la direction régionale de l’Equipement, devra prendre en compte l’arrivée de la rocade Nord et imaginer un contournement Ouest en droite ligne de cette rocade. Le futur tracé passera obligatoirement par un point bas, c’est-à-dire entre la colline du quartier des Hauts de Nîmes et celle de l’ancienne décharge des Lauzières. Routes de Sauve et de Sommières, deux échangeurs verront le jour, « en laissant d’importants passages pour ne pas bloquer le développement urbain à l’Ouest » selon Isabelle Girault, directrice de l’agence d’urbanisme et de développement de Nîmes et d’Alès. Un autre échangeur joindra la rocade à l’autoroute, à l’Ouest du village de Milhaud.1 000 hectares de potentiel urbanistiqueAvec l’acquisition de près de 380 hectares du Domaine de Vallongue, à l’Ouest de la future rocade, l’Agglo nîmoise dispose désormais de foncier pour développer la ville vers le Nord, « car il existe trop de risques d’inondabilité au Sud » confesse Jean-Paul Fournier. De la route d’Alès à la limite communale que représente le Domaine de Vallongue, 1 000 hectares « de potentiel urbanistique », selon Isabelle Girault, seront bientôt disponibles. Le logement devrait y occuper « entre 200 et 250 hectares » selon Jacques Mounis, directeur des services techniques de Nîmes Métropole. Le reste pourrait servir aux entreprises, à l’installation d’équipements publics et au maintien d’espaces naturels. L’Agglo imagine éventuellement, mais dans des délais plus lointains, un parking relais desservi par les transports en commun et une modernisation de la ligne ferroviaire vers Alès qui s’accompagnerait d’un nombre plus important d’arrêts dans une gare de Fons-Outre-Gardon modernisée.F.D.










