Nîmes veut devenir un territoire de référence pour les dispositifs médicaux
« Marseille a l’immunologie, Montpellier le diagnostic. Nîmes peut devenir un pôle de référence pour les dispositifs médicaux », estime le président de l’Agglo de Nîmes-Métropole, Yvan Lachaud. Nîmes accueille ce mardi 12 mai une rencontre du pôle de compétitivité Eurobiomed sur les dispositifs médicaux. 180 entreprises, dont certaines venues de loin, participent à ce rendez-vous, dans une perspective : mettre en place, à Nîmes, sous l’égide du CHU, un Institut d’évaluation des dispositifs médicaux. « Aucun territoire, aucun CHU ne s’est imposé dans ce domaine », assure la directrice d’Eurobiomed, Émilie Royère. Martine Ladoucette, DG du CHU de Nîmes, rappelle que l’hôpital a déjà mis en place un Centre d’évaluation des dispositifs médicaux centré sur le handicap, et ajoute qu’elle veut aller plus loin. Le budget, tout comme le mode de financement de ce futur Institut, restent à définir.
Plusieurs chefs d’entreprise présents ont confirmé leur intérêt pour le projet. « Nos produits sont peu évalués sur le plan international », reconnaît Philippe Chêne, président du groupe vendéen Winncare, à la tête du fabricant nîmois d’équipements médicaux Asklé Santé. Samuel Sancerni, DG de Diagnostic Medical Systems (DMS-Apelem, Mauguio et Nîmes), est demandeur de contacts avec le CHU, « pour définir l’imagerie du futur dont les hôpitaux ont besoin ». Le groupe Bastide, basé à Nîmes, participe également à ces rencontres.
Selon Martine Ladoucette, le CHU de Nîmes consacre chaque année un budget de 25 M€ aux dispositifs médicaux, soit « plus du tiers de nos dépenses pharmaceutiques globales ». Une soixantaine de recherches cliniques centrées sur le dispositif médical sont menés au CHU.










