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Gard
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BTP / Infrastructures
| 6/02/2018

Nîmes présente un projet de rénovation urbaine de 671 M€

671,1 M€, c’est le budget global prévisionnel pour les trois grands projets urbains de la Ville de Nîmes dans le cadre de l’Anru 2 (agence nationale pour la rénovation urbaine). Une enveloppe conséquente, qui positionne la Ville parmi les cinq plus gros dossiers de ce programme de rénovation urbaine en France. Le 6/2, Jean-Paul Fournier, maire (LR) de Nîmes et Laurent Burgoa, adjoint au maire (LR) délégué à la rénovation urbaine, au contrat de ville et au logement social, présentent ces trois projets qui concernent les quartiers de Pissevin-Valdegour, plus gros dossier dont les travaux sont estimés à 445,88 M€, le Chemin Bas d’Avignon-Clos d'Orville (140,59 M€) et le Mas de Mingue (84,63 M€).
Élaborés avec le concours de trois agences d’urbanisme, ces plans guide d’aménagement pour les trois quartiers (démolitions, réhabilitations, résidentialisations...) seront présentés le 15/2, à Paris, au comité d’engagement de l’Anru. « Si tout se passe bien, un projet de convention sera établi fin 2018 pour une signature de convention courant 2019 », explique Laurent Burgoa. Une incertitude tout de même, et de taille : le niveau de participation de l’État. « Pour l’instant, on est assurés d’une aide financière à hauteur de 35 % de la part de l’État, mais il nous faudrait 50 %, souligne Jean-Paul Fournier. Faute de quoi, nous aurons besoin de deux fois plus de temps pour mener à bien tous ces projets, soit 20 ans au lieu de 10 ans. »

Dans le détail :

- Le projet urbain sur le quartier Pissevin – Valdegour concerne 15.00 habitants (12.000 pour Pissevin et 3.000 pour Valdegour), 3.280 logements sociaux et 2.633 copropriétés. L’un des « points noirs » de ce quartier, priorité du projet urbain, c’est la galerie R. Wagner. Le diagnostic réalisé pour les travaux à mener sur les 4 grandes copropriétés de cet ensemble se montent à 17 M€. Le projet prévoit notamment la rénovation et la diversification de l’habitat avec la démolition de 909 logements et la valorisation d’un foncier constructible à terme d’environ 11,5 ha. Il comprend aussi la requalification et réhabilitation du Parc social par les bailleurs à hauteur de 1.212 logements pour Habitat du Gard, principal bailleur présent dans les deux quartiers. Le projet urbain prévoit aussi le passage de la ligne T2 en transports collectifs en site propre (TCSP). 

- Le projet urbain du Chemin Bas - Clos d'Orville couvre une zone de 8.000 habitants et porte sur 2.350 logements sociaux. Sur ce secteur, la zone prioritaire, c'est le Portal : 54 logements, 44 lots commerciaux en RDC, 52 garages...L'objectif est une réhabilitation totale, une restructuration des RDC en logements et garages et la résidentialisation des espaces.

- Pour le Mas de Mingue, la copropriété Les Grillons est le « point noir ». 3 scénarios sont à l'étude sur cette zone : la démolition totale, la démolition partielle ou la préservation. Sur l'ensemble du quartier, 4.600 habitants sont concernés et 1.050 logements sociaux.

Stéphanie Roy / roy@lalettrem.net
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