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Nîmes et Alès créent un pôle métropolitain
Les communautés d’agglomération de Nîmes et Alès ont créé, le 31 décembre, un pôle métropolitain de 350 000 habitants, le premier en Languedoc-Roussillon, et le septième en France, selon le Réseau des pôles métropolitains. Le syndicat mixte, qui compte 22 élus, est présidé par le maire et président de l’agglo de Nîmes-Métropole, Jean-Paul Fournier, son homologue d’Alès Agglomération, Max Roustan, étant premier vice-président. Le siège du Pôle est situé à Saint-Hilaire-de-Brethmas. Établissements publics créés par une loi de décembre 2010, les pôles métropolitains vise à mettre en place des actions communes à des établissements public de coopération intercommunale à fiscalité propre dans les domaine du développement économique, de l’aménagement de l’espace, ou encore du développement des infrastructures et des services de transport. « Nous avons désormais plus de force vis à vis de nos interlocuteurs pour faire avancer nos dossiers communs », se félicite le directeur de cabinet du maire d’Alès, Christophe Rivenq.
Quatre grands chantiers
Les chantiers portés par le pôle métropolitain Nîmes-Alès représenteraient 500 à 600 M€ d’investissements dans les années à venir.
• Projets routiers :
Le plus important, toujours au stade des études, concerne la fin de la mise à 2x2 voies de la RN116 entre La Calmette et l’A9, pour compléter la section La Calmette/Alès. Ce projet fait l’objet de deux études : l’une, menée par la DDTM, sur le tracé, pourrait être présentée lors des prochaines assises de l’Association pour l’émergence d’un projet commun des agglomérations de Nîmes et Alès, le 5 avril prochain. La seconde, confiée par les agglomérations à un cabinet d’études, vise à définir la possibilité d’une réalisation dans le cadre d’un partenariat-public-privé. « Les discussions avec le conseil général (qui mène un projet de rocade nord à Nîmes) se poursuivent », indique Christophe Rivenq.
• Alimentation en eau : une étude a été lancée pour déterminer l’opportunité, la faisabilité et le coût d’un adducteur d’eau entre Nîmes et Alès, pour « sécuriser l’approvisionnement en eau du territoire d’Alès », accompagner le développement de l’espace entre Nîmes et Alès, et alimenter les agriculteurs et les viticulteurs. Le coût estimé de ce chantier varie entre 120 et 180 M€. « Les travaux pourraient être lancés dès 2014-2015 », espère Christophe Rivenq. Le financement de ce chantier pourrait être en grande partie assuré par les usagers.
• Fibre optique : c’est le chantier le plus avancé. Nîmes-Métropole a étendu le réseau Gecko au nord de l’agglomération, à La Calmette et Saint-Chaptes, avant de l’étendre dès cette année à l’agglomération d’Alès. Montant de l’investissement pour la pose de fibre optique le long de la RN 106 jusqu’à Alès : 1,2 M€.
• Liaison ferroviaire : 37,3 M€ ont été investis (RFF, Etat, Région, CG 30) dans la construction d’un viaduc ferroviaire à Nîmes, dans le quartier de Courbessac. Sa mise en service, en mars, permettra de gagner 7 mn sur le trajet Nîmes-Alès, qui sera cadencé et bénéficiera de fréquences supplémentaires.
Les deux agglomérations ont également engagé une réflexion commune dans les domaines de la santé, de l’aménagement urbain, de l'université et de la gestion des risques.
Lors d’un « petit déj » de La Lettre M, le 29 juin dernier, sur le site nîmois de l’Écol des mines d’Alès, le président de la communauté d’agglomération de Montpellier, Jean-Pierre Moure, a affiché son souhait de travailler en collaboration avec ses homologues de Nîmes et Alès.










