A Nîmes, Bayrou annonce qu’il recevra une délégation de salariés de Well
Le candidat de l’UDF à l’élection présidentielle a déclaré mercredi soir, lors d’une conférence de presse à la brasserie La Grande Bourse à Nîmes, qu’il recevrait la semaine prochaine à Paris une délégation de salariés de Well (Le Vigan), site industriel dont la production va être délocalisée.« C’est l’Europe qui doit se donner la mission de protéger la loyauté de la concurrence entre les différentes zones de production, a déclaré le président du parti centriste. Il faut notamment garantir l’équité entre les monnaies. Les monnaies japonaise et chinoise sont sous-évaluées. Et il faut que les contraintes environnementales en vigueur en Europe s’appliquent aussi aux produits qui y entrent. »François Bayrou a posé au pied des arènes de Nîmes aux côtés du député UDF du Gard Yvan Lachaud, Corinne Lepage et Jean-Marie Cavada, Il a taclé Lionel Jospin, qui plaide pour un deuxième tour entre les candidats UMP et PS et juge « impossible » la présence de Bayrou au deuxième tour. « Il est rigolo, Jospin ! D’après lui, il serait interdit de voter autre chose que PS ou UMP. Mais c’est les Français qui décident, et ils veulent autre chose… C’est curieux de donner des leçons, quand on a fait 16% et qu’on n’a pas été présent au deuxième tour en 2002. » Il a rappelé son credo : « Voter pour Sarkozy ou Royal, c’est la même chose, c’est choisir pour la France coupée en deux. » Interrogé sur la façon dont il composerait un gouvernement d’union nationale, le député du Béarn a rétorqué : « Sarkozy et Royal sont chacun à 25% environ dans les sondages. Mais avec qui vont-ils donc s’aller pour parvenir à une majorité ? Leur majorité est de fait une minorité. » Il a salué ses récents soutiens (Azouz Begag, François Goulard), les qualifiant de « précurseurs de ce que sera le gouvernement d’union nationale dont la France a besoin pour sortir du drame dans lequel elle se trouve ».François Bayrou a ensuite donné un meeting au Parc des Expositions, devant environ 3 000 personnes. Il y a notamment placé les valeurs de la République au-dessus de « la nation au sens de l’origine ». « Ceux qui veulent résumer la France à un drapeau ou à je ne sais quelle exaltation de son identité se trompent. Il est incroyable que ce soit moi, candidat du centre, qui doive le rappeler à la gauche française, dont ça a été le message pendant des décennies. » H.V.










