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| | 6/03/2007

Narbonne - Les responsables viticoles régionaux demandent un doublement de la prime d’abandon définitif

Ce matin, lors d’une conférence de presse à Narbonne, les responsables professionnels viticoles audois et régionaux ont faire part de leur rencontre avec les représentants du ministère de l’agriculture le 16 janvier dernier à Paris, et de leur demande de faire entendre au niveau européen la nécessité d’une revalorisation de la prime d’abandon définitif.Pour un doublement de la prime d’abandon« Actuellement, le montant de la prime est lié au rendement de la parcelle. Plus le rendement est élevé, plus la prime est élevée. Le problème est que ce sont ceux dont le rendement des parcelles est le plus faible qui ont le plus besoin de cette prime », explique Michel Servage, président de la fédération des caves coopératives de l’Aude. Dans l’Aude, le taux moyen d’éligibilité se situe entre 4 200 € et 4 600 € par hectare sur une échelle européenne allant de 1 450 €/ha à 12 300 €/ha. « Dans l’absolu, nous souhaiterions que le lien au rendement soit supprimé mais la procédure au niveau européen est très lourde. Pour que les choses puissent aller vite, nous souhaiterions que le montant moyen de la prime soit revu à la hausse, soit 10 000€ par hectare », explique Joël Castany, vice-président de la fédération des caves coopératives de l’Aude.Demande d’une décision politique de la France à Bruxelles« Il faut maintenant que la France prenne la décision politique de faire la demande à Bruxelles », précise Michel Servage. Le prochain conseil de direction de Viniflhor, du 14 mars, est attendu avec impatience car un avis positif serait un signal fort d’encouragement à l’égard des représentants de l’Etat. Une demande d’inscription de cette question à l’ordre du jour a été envoyée au président de Viniflhor, Jérôme Despey.Aider ceux qui partent mais aussi ceux qui restentSelon les représentants de la fédération des caves coopératives de l’Aude, les résultats de deux dernières campagnes dans le département affichent des pertes de 800 à 1 000 € de chiffre d’affaires par ha . En cette période de crise, la prime d’abandon revalorisée aiderait ceux qui souhaitent partir à le faire la tête haute, en ayant éponger leurs dettes. Elle aiderait aussi ceux qui veulent continuer. « La prime d’abandon pourrait être un bon moyen pour dégager quelques hectares sur l’exploitation et continuer à s’adapter », indique Joël Castany. Il prévient : « Sinon, tout le monde va y passer. »N.B.

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