Nanolike authentifie les diplômes de l’Insa Toulouse
Cinq cents cartes d’un genre un peu particulier ont été livrées cette semaine à l’Insa, en prévision de la remise de diplômes qui se tiendra ce samedi 21 novembre. Pour la première fois, des cartes « attestant l’obtention du diplôme » vont en effet être remises aux nouveaux ingénieurs, garantissant l’authenticité du titre par un marqueur à base de nanoparticules. Une technologie, baptisée Nanoproof, élaborée par Nanolike. La start-up toulousaine de 12 personnes, qui s’est équipée cet été d’une ligne de fabrication dédiée à ces marquages, vise le million de chiffre d’affaires en 2016 (200 K€ de CA estimé en 2015). Elle vient d’entamer des actions de prospection aux Etats-Unis et se rendra pour la première fois au CES (Consumer Electronics Show) de Las Vegas en janvier pour présenter des applications dans les domaines de l’électronique grand public et de l’internet des objets.
Fondée en 2012 par Jean-Jacques Bois et Samuel Behar – tous deux ingénieurs Insa -, Nanolike s’est fait une spécialité de l’utilisation des nanoparticules, dans les domaines de l’instrumentation (nanocapteurs), du biomédical (enregistreurs de température) et de la sécurisation. « La technologie Nanoproof (issue d’un transfert avec le Laboratoire de physique et des nano-objets et ayant fait l’objet d’un programme de maturation de Toulouse Tech Transfer) peut être intégrée dans différents supports lors de leur fabrication, ce qui permet de sécuriser des documents d’identité mais aussi des biens de luxe, par exemple », explique Jean-Jacques Bois, qui confie avoir « pas mal de prospects dans ce secteur ». Invisible à l’œil nu, le marquage est réalisé à partir de nanoparticules luminescentes, assemblées de manière à coder des informations personnalisées, lisibles ensuite grâce à un simple smartphone.










