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Gard
| | 13/10/2015

Naissance d'un think tank gardois

« Les entrepreneurs du Gard ne veulent pas devenir la cinquième roue du carrosse de la future grande région », assure Philippe Tamai, président de la fédération française du Bâtiment du Gard à l’occasion du lancement d’un laboratoire d’idées intitulé “Entreprendre pour le Gard”. L’objectif de ce think tank est d’identifier les forces et les leviers économiques sur lesquels pourra s’appuyer le Gard au sein de la future grande région. Philippe Broche (président d’Invest In Gard), Francis Cabanat (président de la CCI d’Alès Cévennes), Eric Giraudier (président de l'UPE 30), Hugues Marron (dirigeant de Marron BTP), Philippe Patitucci (président de l’UIMM Gard-Lozère), et Jean-Marc Roumeas (vice-président de l’UPE 30) font également partie du comité de pilotage. L'économiste Laurent Davezies les accompagnera dans leurs réflexions. « Depuis 30 ans, nous avions le centre des décisions à 45 minutes de nous, on se connaissait, explique Eric Giraudier, président de l'UPE 30. Demain ce sera différent. Nous voulons nous faire connaître et discuter avec les collectivités ».

Concrètement, huit groupe de travail vont être mis en place dans les prochaines semaines. Les thèmes : le numérique (internet des objets, fabrication additive, transition numérique), la transition énergétique et le développement durable, les réseaux entreprises/filières, le développement territorial, la mutation économique et l’emploi, les plateformes Achat et le statut du primo-importateur avec Invest In Gard. Les restitutions de ces groupes de travail sont attendues pour avril/mai 2016. Selon les participants, leur initiative ne serait en rien liée à la perspective des prochaines élections consulaires, dans le cadre d'une nouvelle CCI départementale.

“Entreprendre pour le Gard” entend notamment mettre en avant le profil industriel du département ainsi que le profil de sous-traitant des entreprises gardoises. « Nous devons faire des propositions sur l’organisation de cette sous-traitance, capter des marchés et éviter que la sous-traitance ne parte vers d’autres régions », estime Philippe Broche. Airbus par exemple, qui injecte chaque année 3,5 milliards d’euros dans de la sous-traitance, est évidemment une cible de choix. Des rencontres doivent avoir lieu dans le Gard avec les représentants de la centrale d’achat de la filière aéronautique toulousaine en octobre. « Nous pouvons avoir accès à ces marchés », insiste Francis Cabanat. « Pour l’instant nous ne sommes nulle part. Nous pouvons être référencés, encore faut-il se regrouper. Près de 200 entreprises en Languedoc-Roussillon sont susceptibles de l’être ».

Nelly Barbé (barbe@lalettrem.net)
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