Nadia Pellefigue dénonce ceux « qui font chic » en parlant start-up
À l’occasion de l’événement BigUp For Startup Occitanie, organisé le 17 mai à Labège (31), durant lequel 11 grands groupes ont présenté leurs stratégies d’innovation ouverte, Nadia Pellefigue, vice-présidente de la Région Occitanie en charge du développement économique, revient sur la relation entre grands comptes et start-up. « Les jeunes pousses peuvent apporter beaucoup aux grands groupes, et pas seulement de l’image. On est parfois encore dans un accompagnement un peu gadget de la start-up. D’accord, les startuppeurs, qui pitchent bien et arrivent en baskets, donnent une image attractive aux grands groupes. Mais l’intérêt n’est pas là ! » Pour l’élue socialiste, qui déplore le « défaut de crédit bancaire à destination des start-up », « l’innovation n’émerge que quand il y a un réel frottement entre des processus créatifs différents ». Et d’ajouter, acide : « On a tendance à appeler start-up tout et n’importe quoi, ce qui devient pénalisant pour elles. Le rôle de la puissance publique, ce n’est pas de faire chic en disant : “On fait de la start-up”. Ce n’est pas ringard de dire que nos PME, elles aussi, sont susceptibles de produire de l’innovation ! » La Région Occitanie porte un projet de Cité des start-up, qui doit voir le jour en 2020 à Toulouse.










