Municipales à Montpellier : les programmes économiques de Mohed Altrad, Michaël Delafosse et Philippe Saurel
Trois derniers candidats en lice pour la mairie de Montpellier. La Lettre M fait le point sur leurs principales propositions en matière économique.
Proposition phare de la liste menée par Mohed Altrad, rejoint par Clothilde Ollier, Alenka Doulain (France insoumise) et Rémi Gaillard, la création d’un fonds public de relance économique. Géré dans le cadre d’une société d’économie mixte, ce fonds devrait être doté à terme d’1 Md€. Il interviendrait, en complément des aides existantes, pour des investissements en fonds propres dans le capital des entreprises de Montpellier, des prêts garantis, la prise en charge des loyers et rachats des murs commerciaux, la mise à disposition de locaux commerciaux pour faciliter l’implantation de commerces locaux dans la métropole… Les principaux secteurs d’activité seront éligibles (BTP, commerce, santé, viticulture, tourisme numérique..) dont ceux oeuvrant pour la transition écologique (ENR, rénovation du bâti, économie circulaire, souveraineté alimentaire…). En matière de santé, la candidat Altrad entend mettre en place un bouclier sanitaire doté de 100 M€ pour moderniser le CHU, ouvrir des Maisons de santé et soutenir les Ehpad (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). Ces 100 M€ proviendraient de deux emprunts contractés par la Métropole. Aucune hausse d’impôt n’est avancée.
Le candidat Michaël Delafosse (PS), allié à Coralie Mantion (EELV) propose la création d’un pôle économique autour de la santé, de l’environnement, de l’alimentation et du bien-être: Med Vallée. Situé dans le Nord de Montpellier, ce pôle accordera des exonérations fiscales pour les jeunes entreprises innovantes et mobilisera un fonds d’investissement public-privé. Une agence de développement économique englobant Alès, Nîmes et Sète, présidée par une personnalité de la société civile, devrait aussi voir le jour tout comme une « Cité de l’entrepreneuriat et de l’emploi ». Un fonds d’amorçage (pré-incubateur) serait aussi crée. En matière de commerce, Michaël Delafosse prévoyait d’arrêter le projet de méga centre commercial Ode à la mer, depuis stoppé par le maire sortant, Philippe Saurel. Le pacte intitulé Jacques Coeur devrait quant à lui revitaliser le commerce de proximité dans Montpellier, avec notamment des plateformes de stockage et de logistique de centralité. Toujours en termes de logistique, le candidat socialiste envisage la création d’une grande plateforme logistique « à proximité des deux autoroutes et de la Gare Sud de France, connecté à l’aéroport et en capacité de répondre au développement du Port de Sète ».
Le maire sortant de Montpellier, Philippe Saurel (DVG), souhaite « donner la priorité aux emplois et au pouvoir d'achat des familles via un soutien massif à l'économie locale et une diminution de la fiscalité. » Est également prévue la création d’un pôle d’excellence « Médecine du futur » avec la création d’une Zac dédiée au nord de la ville, près des hôpitaux. L’implantation d’entreprises de ce secteur sera facilitée. En termes d’alimentation, Philippe Saurel prévoit une régie publique agricole avec l’installation d’agriculteurs municipaux pour approvisionner en bio les cantines, crèches et Ehpad. Dans la suite de l’annulation du projet commercial Ode à laMer, le maire sortant souhaite durant un prochain mandat « stopper l’extension et la construction des surfaces commerciales périphériques pour soutenir le commerce du centre-ville et de proximité ». La feuille de route « Montpellier Industrie positive », élaborée en 2019, devrait être mise en oeuvre en s’appuyant sur l’innovation dans les secteurs de la santé, du numérique, de l’agroécologie, de l’environnement… La création d’une agence de développement économique est annoncée ainsi que celle d’un laboratoire de l’entrepreneuriat social.










