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| 13/03/2020

Municipales 2020 à Montpellier : les programmes économiques

Dernière heures pour les candidats à la mairie de Montpellier avant un premier verdict des urnes. En matière économique, beaucoup se projettent sur les moyens qu’ils souhaitent mettre en place au niveau de la métropole puisque c’est là que se concentre l'essentiel des compétences économiques. La Lettre M fait le point sur les propositions des principales têtes de liste.

Mohed Altrad, sans étiquette
À la tête de la liste « Le cœur et l’action », le chef d’entreprise Mohed Altrad, dirigeant-fondateur du groupe Altrad (services à l'industrie), affiche l’ambition de créer 25 000 emplois, à l'aide, notamment, de son carnet d’adresses. Parmi ses propositions : création d’une agence de développement économique éco-responsable avec l'État, la Région, le CD34, les chambres consulaires, l'université et les acteurs économiques ; candidature de Montpellier au dispositif Territoires zéro chômeur de longue durée ; organisation d’une rencontre économique de niveau international. Un inventaire du foncier disponible est prévu ainsi qu'un ralentissement de l'étalement urbain pour travailler sur le bâti existant. En tourisme, il envisage la création d’un parc d’attraction thématique.

Michaël Delafosse, PS-PCF-Place publique
Parmi les propositions de ce professeur d’histoire-géographie et de sa liste « La gauche qui nous rassemble » : une agence de tourisme et de développement économique à une échelle supérieure à celle de la métropole, la création d’une Med Vallée, un pôle d’activité au nord de Montpellier qui regrouperait des entreprises, de la recherche et de la formation. Une exonération fiscale pour les jeunes entreprises innovantes ainsi que la mobilisation d’un fonds d’investissement public-privé permettraient de favoriser l’innovation. Est également proposé un fonds public-privé pour soutenir les initiatives dans le domaine de la santé. Afin de redynamiser le commerce local, le candidat propose un pacte avec les chambres consulaires, les syndicats professionnels et les autres institutions publiques.

Alenka Doulain, soutenue par France insoumise
L’enjeu de la liste « Nous Sommes » est « la création d’emplois locaux » en développant les filières de la transition écologique : rénovation des bâtiments, énergies renouvelables, agriculture biologique, ainsi que valorisation des déchets. La candidate veut soutenir la création d’entreprises à but d’emploi (EBE) dans le cadre du dispositif Territoires zéro chômeur de longue durée. En matière de nouveaux commerces, un moratoire sera mis en place.

Rémi Gaillard, sans étiquette
Le candidat Rémi Gaillard, à la tête de la liste « N'importe qui », prévoit de dire stop au projet commercial Ode à la mer. À la place : un éco-quartier. Il propose « d’ouvrir un centre commercial alternatif qui ne vende que des produits recyclés ». Autre proposition : mettre en place une Green valley en créant « une pépinière d’entreprises et d'associations écologiques ».

Philippe Saurel, Divers gauche, écologiste et citoyenne
Le maire sortant, à la tête de la liste « Montpellier la citoyenne », propose de créer une agence de développement économique avec les agglomérations voisines de la métropole afin de mutualiser les parcs d’activités. Il manque sur la métropole, selon le candidat, une centaine d’hectares de foncier à vocation économique. Son programme prévoit de stopper l’extension et la construction de surfaces commerciales en périphérie de la ville. Le projet commercial Ode à la mer serait limité au transfert des magasins du Fenouillet. Autres propositions : création d’un laboratoire de l’entrepreneuriat social et mise en œuvre d’une feuille de route pour « Montpellier, industrie positive ». Un pôle d’excellence autour de la santé (avec Jacques Domergue), du numérique et de l’écologie, ainsi qu’un pôle d’industrie agroalimentaire responsable sont annoncés.

Alex Larue, LR-UDI
Avec la liste « Pour Montpellier, il est temps de changer », l’avocat d’affaires montpelliérain propose notamment la création d’une agence métropolitaine de développement, en partenariat avec la CCI et la CMA. Il constate que les personnes qui viennent se former à Montpellier n’y restent pas, ce qui engendre, pour les entreprises de la région, des difficultés de recrutement. Son ambition est aussi de faire de Montpellier un pôle santé, en faisant travailler ensemble les différents acteurs et en croisant les compétences.

Coralie Mantion, EELV
La liste « Choisir l’écologie » veut mettre en place « une économie locale de la transition écologique ». Seront soutenus des projets d'entreprise en lien avec la transition écologique. Coralie Mantion propose d'initier « une "Green valley" dédiée à l'économie verte et à la transition écologique » avec des incubateurs métropolitains. L’emploi local doit être valorisé à travers « la mise en œuvre d’un grand plan de rénovation thermique des bâtiments publics et de développement des énergies renouvelables ». Les marchés publics devront tous comprendre des clauses d’insertion et environnementales.

Jean-Louis Roumégas, sans étiquette
Pour « Écologie pour tous », l’enjeu est de « concilier la transition écologique avec la transition numérique ». Outils d’aménagement, foncier, transport, pépinières… : « Les entreprises ont besoin d’appui logistique », estime le candidat. Il propose aussi de relocaliser la production agricole avec une aide de 10 000 €/ha à l’installation pour atteindre les 1 000 ha plantés et près de 1 000 emplois à la clé. Le photovoltaïque et la géothermie doivent être développés pour localiser la production. Enfin, Le candidat propose de lancer une fondation territoriale, dotée d’avantages fiscaux afin « d’encourager l’investissement local ».

Patrick Vignal, LREM-Modem-Nouveau centre
La liste « Montpellier en capitale » conduite par le député Patrick Vignal veut concilier les filières d’excellence en matière d’innovation avec celles des TPE et de l’artisanat. Le site I-Muse serait renforcé avec la mise en place d’un événement annuel autour de la santé et de l’écologie. « Un cluster de la transition écologique sera créé et géré par une agence de développement économique allant de Sète à Nîmes », indique Marie-Thérèse Mercier, conseillère régionale et n°2 sur la liste. En projet, un nouveau quartier d’affaires en centre-ville en lieu et place de l’ancienne mairie, avec près de 3 000 emplois à la clé, où s’implanterait une Cité du cinéma, en lien avec les studios de France 2 à Vendargues.

Clothilde Ollier, soutenue par Confluence, Génération.s et les Radicaux de gauche
« On fait du pétrole à Marseille, des avions à Toulouse, on fera de l’écologie à Montpellier », déclare Clothilde Ollier, candidate de la liste « Rassemblement des écologistes et de la gauche ». La candidate met en avant la recherche, rappelant la place de l’université de Montpellier en matière écologique, 1re dans le classement de Shanghai. Elle souhaite développer une Green valley, un territoire où implanter des entreprises vertes. Sa priorité : préserver les emplois déjà présents sur le territoire, de proximité. En matière de commerce, la candidate souhaite arrêter le projet de complexe commercial Ode à la mer à Pérols et de soutenir le commerce de proximité et l’artisanat.

Au total, quatorze listes ont été déposées en préfecture le 25 février, dont aussi celles emmenées par Olaf Rokvam (ex-Rassemblement national), Sylvie Trousselier (« Montpellier 100% services publics »), Kamy Nazarian (« Montpellier exemplaire ») et Maurice Chayne (Lutte ouvrière) avec « Faire entendre le camp des travailleurs ».

La rédaction - redaction.montpellier@lalettrem.net
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