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Haute-Garonne
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Finances
| 2/01/2017

Morning récupère son agrément

La banque en ligne Morning (48 salariés, siège à Saint-Élix-le-Château), dont les activités de services de paiement avaient été interdites le 1/12 par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), récupère le 29/12 son agrément. Une décision motivée notamment par le versement, le 22/12, de « la somme de 500.000 euros qui avait été prélevée sur le compte de cantonnement en septembre 2016 », mais aussi « des sommes de 538.494 euros et 21.416 euros destinées à combler l’insuffisance de cantonnement supplémentaire » les 23 et 27/12. Désormais, assure l’ACPR, « le montant des sommes déposées sur le compte de cantonnement est suffisant pour couvrir les fonds reçus de la clientèle » de Morning. Contactée le 2/1 par La Lettre M, la direction de Morning indique être « soulagée » et dit travailler « au rétablissement progressif des services avec l'autorité de régulation ainsi qu'avec ses prestataires ». La société précise que son président Éric Charpentier « a amorcé plusieurs réflexions ainsi que des propositions constructives avec les partenaires » et qu’« à l'heure actuelle, Morning ne cherche pas de repreneur ».

Éric Charpentier, président de la start-up, estimait le 12/12 dans nos colonnes que la situation difficile vécue par sa société était liée à des « non-décisions » prises par son actionnaire principal, la Maif. « Nous avons dit qu’il nous fallait lever 15 M€ d’ici à fin 2016, expliquait-il. C’était le projet et c’était acté entre nous. Pour cela, nous avions initié en septembre une démarche d’introduction en bourse, sur Alternext. Mais nous n’avons pas réussi à obtenir l’aval de la Maif. Nous avons le sentiment que la Maif veut nous inciter à nous adosser à des acteurs bancaires traditionnels, ce qui serait pour nous un non-sens. Cela ne correspond pas à nos valeurs. Notre actionnaire de référence nous amène dans un schéma d’auto-destruction. » Après quelques échanges par médias interposés, Morning et la Maif avaient finalement repris le chemin du dialogue et trouvé « des premières solutions de court terme », indiquait la Maif sur Twitter le 17/12. En attendant l’entrée d’un potentiel nouvel investisseur au capital de la banque en ligne ? Si Morning indique aujourd’hui que ce n’est pas à l’ordre du jour, selon le quotidien numérique France Soir, la société Mutualize (par ailleurs propriétaire de France Soir) serait candidate à la reprise. « Mutualize a des clients, Morning a des clients, indique Xavier Azalbert, président de Mutualize, le 23/12. L'objectif est d'accélérer le développement de Morning et de Mutualize en s’appuyant sur la marque France Soir. » Deux autres repreneurs seraient sur les rangs.

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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