Montpellier/Vœux – Georges Frêche rend hommage au préfet et allume Mandroux
Georges Frêche a tressé publiquement des couronnes de laurier au préfet de région Claude Baland, lors des vœux de Montpellier Agglomération, mercredi 6 janvier. « Je remercie le préfet de région pour toute l’aide qu’il m’apporte », a lancé le président de la communauté d’agglomération, à la tribune, devant quelques milliers d’invités réunis au Zénith, et en l’absence de l’intéressé, qui s’était fait représenter. « Moi, sans son aide, il y a des tas de dossiers que je n’arriverai pas à conclure. Alors puisque c’est le temps des fêtes, vous direz à M. le préfet ma profonde estime, parce que c’est un excellent préfet de la République. On s’accroche, c’est la vie, c’est pas grave. Ce qui compte, c’est d’agir dans l’intérêt des gens. » Avant son entrée en fonction, en janvier 2009, Georges Frêche avait qualifié le préfet Baland de « faux-cul », en affirmant qu’il « l’attendait de pied ferme » avec « quelques mitrailleuses ». Il avait ensuite pris à partie publiquement le représentant de l’État, en sa présence.
Frêche remercie ses « amis »
Lors de ses vœux pour 2010, Georges Frêche a réservé ses piques à son ancienne alliée, le maire de Montpellier Hélène Mandroux, présente à ses côtés à la tribune, avec les maires et vice-présidents de l’Agglomération. « Il y a une loi qui va passer pour créer des villes métropoles au-delà de 450 000 habitants, a constaté Georges Frêche. J’ai vu que mon amie Mme Mandroux, avec sa sagacité habituelle, avait fait voter au dernier conseil municipal une proposition pour s’en occuper. Bon, finalement, ça m’incite à rester jusqu’en 2014, parce qu’à partir de ce moment-là, on arrivera à 450 000. Ce sera un passage de témoin sympathique. » Applaudissements de l’assistance, et sourire crispé de l’intéressée. Georges Frêche a assuré ensuite qu’il avait « de la chance. Regardez les efforts que j’ai fait pour m’agrandir vers Sète et Frontignan. Si j’avais réussi, aujourd’hui je ne pourrais plus être président de l’Agglo parce qu’on aurait dépassé les 450 000 habitants et qu’on serait une ville-métropole. Je remercie particulièrement mon ami le maire de Frontignan, qui m’ont évité cette terrible peine. Grâce à eux je peux rester quatre ans de plus et ça me ravit ! »
Avant de régaler ses invités, le président de l’Agglomération de Montpellier a affirmé que sa communauté d’agglomération était « la seule communauté d’agglomération qui n’a pas voté d’imposition supplémentaire. À Béziers, Sète-Frontignan, Lunel, Pézenas et Agde, à peu près tout le monde a voté des taxes supplémentaires. » Il a également affiché ses priorités pour 2010 : « l’emploi et le développement durable ».










