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| | 15/10/2008

Montpellier/Universités - Frêche juge le dossier Campus mal ficelé

Le projet universitaire Campus (regroupement des trois universités de Montpellier en 2011) devra permettre une meilleure collaboration entre le monde universitaire et les entreprises, selon Georges Frêche, président de la Région L.-R. et de Montpellier Agglomération. « On commence juste en France à faire travailler ensemble le public et le privé, a-t-il déclaré ce mercredi en conférence de presse. C’est une évidence dans le monde. Si on ne regroupe pas les forces privées et publiques de la recherche, la France va disparaître de la scène de l’histoire. Nous deviendrons un pays secondaire. »« Un rapport idiot »Georges Frêche a sévèrement jugé l’avancée du montage du dossier, qui doit être présenté le 3 novembre à Paris : « J’ai regardé le dernier rapport, il est navrant. Ils veulent regrouper les services des sports et la formation de la gymnastique (sic). C’est sympathique, mais c’est hallucinant d’imbécillité ! C’est un rapport idiot. J’ai demandé au préfet qu’il fasse refaire la copie, sinon Mme Pécresse va nous virer manu militari. Si on intègre les trois universités, qu’est-ce qu’on va leur faire faire ensemble ? Ce but ne peut être que travailler au développement des entreprises. Je me suis engagé sur le point suivant : chaque fois que l’Etat mettra un euro sur Campus, la Région mettra 50 centimes d’euros. C’est sur cette somme qu’on va développer les crédits de la fondation qui au sein du campus, s’occupera de créer des emplois. »Mais, selon G.Frêche, « une grande majorité d’universitaires est franchement décidée à ne rien faire et quand ils ne peuvent pas faire autrement, ils sabotent. »Les conseils d’administration sont, toujours selon Georges Frêche, peu motivés, même s’ils ont voté la fusion : « Heureusement qu’avec le préfet, on rédige la motion et on leur amène toute rédigée. Le projet de fusion, on leur a fait voter au canon ! Sans compter ceux qui sabotent, ceux qui négocient leur carrière… certains veulent être candidats à la mairie de Montpellier. Ils retardent l’unification des trois universités pour être encore président juste avant les prochaines élections municipales » (2014, ndlr). Un prix Nobel pour la présidence de Campus ? Georges Frêche a déclaré rechercher une pointure internationale pour la présidence de la future université unique. « Il y a une façon de départager tout le monde (les trois présidentes actuelles, ndlr) sans déprécier qui que ce soit. Si on veut lancer l’université Campus, il faut un prix Nobel. Nous en sondons trois en ce moment. J’espère que l’un acceptera. Ils sont dans le secteur médecine/pharmacie/chimie, pas forcément français et pas trop âgé, entre 50 et 55 ans. Il ne faut pas jouer petit bras ! »H.V.

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