Montpellier/Municipales - Jean-Marie Le Pen pense que le FN peut retrouver ses électeurs en Languedoc-Roussillon
Le leader du Front National est venu soutenir mercredi Alain Jamet, candidat FN aux municipales de Montpellier et aux élections cantonales (6e canton) dans l’Hérault.Alain Jamet est crédité, selon différents sondages, de 6 à 7% d’intentions de vote pour le 1er tour des municipales, le 9 mars.Jean-Marie Le Pen s’est dit persuadé, lors d’une conférence de presse à Lattes, que son mouvement allait « reprendre les billes qui sont dans le sac de M.Sarkozy ». « Le FN a toujours eu une grande importance dans la région méditerranéenne. Mais c’est aussi là où la candidature et le discours « Sarko » nous a causé le plus de pertes ! Je crois que nous allons retrouver nos pertes… »Jean-Marie Le Pen a posé le FN en « vraie opposition nationale ». S’il a reconnu les « difficultés financières du parti », consécutives à la débâcle des législatives 2007, il s’est montré relativement confiant pour ce nouveau scrutin : « On peut avoir des élus. Avoir un, deux ou trois sièges dans un conseil municipal n’est pas superflu. » Sarkozy qualifié de « boxeur poids plume » La baisse sensible de la popularité du chef de l’Etat, conjuguée au fait que ce dernier avait clairement recherché, pendant la campagne présidentielle, les voix des électeurs d’extrême-droite, peuvent jouer en faveur du FN, selon Jean-Marie Le Pen.Il s’est livré à une charge en règle de neuf mois de présidence Sarkozy. Selon lui, le chef de l’Etat pratique une politique « de tape-à-l’œil, de projecteurs, de « show-biz » (sic), et pas une politique efficace et rigoureuse. D’ailleurs, où trouve-t-il le temps d’étudier les dossiers ? M.Sarkozy est sans cesse par monts et par vaux. Aujourd’hui au Tchad, demain en Afrique du Sud, après-demain je ne sais où pour soigner une petite fille qui s’est cassée la jambe ? Il annonce qu’il continuera ses voyages, notamment dans les 26 autres pays de l’Union Européenne. Il est évident que ce qu’il dit dans ses discours, ce n’est pas lui qui l’a réfléchi, pensé, écrit. »Il a qualifié le président de « boxeur poids plume, qui ne frappe pas très fort mais esquive très bien. On ne peut jamais lui demander compte des promesses qu’il a faites, puisque le lendemain, il a changé d’axe ! Il se met en face d’un problème, il en fait une analyse que nous pouvons approuver, il prononce un discours vigoureux, très viril… et il passe à un autre sujet. »H. V.










