Montpellier - Village de marques, 4ème ligne de tramway : passe d’armes feutrée entre Frêche et Mandroux
Georges Frêche, président divers gauche de Montpellier Agglomération et Hélène Mandroux, maire PS de Montpellier, ont dialogué mardi soir lors du conseil d’agglomération, tout en évitant soigneusement l’affrontement, sur les dossiers sensibles du village de marques et de la 4ème ligne de tramway.
A propos du projet de village de marques, Georges Frêche a approuvé la position de Hélène Mandroux, qui a proposé la semaine dernière la tenue d’études complémentaires, pour une durée d’environ six mois. « Hélène Mandroux propose une solution de sagesse, a-t-il déclaré. Le village de marques préoccupe les commerçants du centre-ville de Montpellier. C’est tout à fait normal. Il n’y a pas lieu de se précipiter pour prendre des décisions. Et puis, faire étudier l’affaire six mois et de se revoir après, ça m’arrange… ça nous place après les élections régionales ! Ça va calmer le jeu au bon moment. Si je ne suis pas réélu président de région, je me désintéresserai de cette affaire. Si par contre, j’étais réélu, je reposerai la question. Si Mme Mandroux me dit oui, on le fera. Si elle me dit non, on le fera ailleurs dans l’agglomération. Quatre communes sont intéressées : Lattes, Vendargues, Baillargues et Castries. Sauf s’il ressort des études que le village de marques est un vrai danger pour les commerçants du centre ville et qu’il vaut mieux surseoir à la faire. Je ne suis pas borné. »
Réponse de Hélène Mandroux : « Si le village de marques ne s’implante pas à Montpellier, il ne s’implantera pas dans une commune à côté, je tiens à le dire, Alain Salzman me l’a dit. » Georges Frêche : « M.Salzman n’est pas le seul promoteur de village de marques en France. J’ai déjà été contacté par deux autres. Nous ne sommes pas mariés avec Salzman, et tout reste ouvert. »?-Concernant le projet Manoukian sur le boulevard du Jeu-de-Paume, Georges Frêche a émis deux réserves : « Il ne faudrait pas qu’en développant le Jeu de Paume, vous tuiez la rue Foch. C’est un risque qui n’est pas à exclure. D’autre part, j’apprends que c’est la Ville de Montpellier qui va exproprier les magasins et qui va empêcher les commerçants de Montpellier de les acheter. Il ne faudrait pas que la Ville de Montpellier exproprie des bâtiments et les vende à un particulier, qui fasse ensuite d’énormes bénéfices, en mettant dans les locaux tout autre chose que ce qu’il est engagé à mettre. Je ne saurai donc, Madame le maire, vous recommander dans cette affaire une immense prudence. »
La 4ème ligne de tramway vers 2018
Concernant le report à l’horizon 2020 de la 4ème ligne de tramway (Lavérune/Prades-le-Lez), Georges Frêche s’est voulu rassurant. « Si nous pouvons faire la 4ème ligne de tramway en 2016, on le fera. N’oubliez pas quand même que la taxe professionnelle représente 46 % des ressources de l’agglo. Sa suppression va obérer nos finances. Je pense que la vérité sera entre les deux. La 4ème ligne devrait entrer en service en 2018. » Hélène Mandroux a rappelé la vocation universitaire de la 4ème ligne de tramway, qui desservira les campus universitaires, le CNRS et Agropolis. « La 4ème ligne, ce n’est pas que le Jeu de Paume, c’est aussi la desserte de l’EAI, que l’Armée va quitter. Il y a un potentiel de développement de résidences étudiantes dans ces bâtiments, d’autant plus que cette ligne reliera l’EAI et les facultés. » Contacté par La Lettre M, le Crous de Montpellier recense dans les bâtiments de l’EAI 170 chambres non réhabilitées, 130 réhabilitées et 36 studios.










