Hérault
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Montpellier : union sacrée pour l’A9b

Vendredi 25 février, six acteurs clé de l’économie montpelliéraine ont affiché une union sacrée, dans les locaux de la Fédération régionale des Travaux Publics, pour soutenir le projet de déplacement « long » (entre Baillargues et Saint-Jean-de-Védas, sur environ 20 km) de l’autoroute A9 au sud de Montpellier.
L’appel, destiné à la ministre de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, a été lancé par Jean-Pierre Moure, président de Montpellier Agglomération, Gabrielle Deloncle, président de la CCIT de Montpellier, André Deljarry, président du Medef Montpellier, Patrick Ceccotti, président de la FFB de l’Hérault, Jean-Michel Buesa, président de la FRTP L.-R. et Bernard Cabiron, 1er vice-président de la CGPME de l’Hérault.
Les différents intervenants ont utilisé trois arguments pour pousser le projet : sécurisation des conditions de circulation par une séparation des flux (transit et locaux), attractivité accrue du territoire par une fluidité du trafic et « chantier-jackpot » pour la filière des TP, en proie à la crise.
La date d’envoi du message n’est pas innocente : ce mercredi 2 mars, la commission nationale du débat public, saisie par le ministère de l’Ecologie, décidera si le projet d’aménagement « court » (entre Montpellier-Est et Saint-Jean-de-Védas), chiffré à 500 M€ et confié à ASF (Vinci Concessions), fera l’objet, ou non, d’un débat public.
La date d’envoi du message n’est pas innocente : ce mercredi 2 mars, la commission nationale du débat public, saisie par le ministère de l’Ecologie, décidera si le projet d’aménagement « court » (entre Montpellier-Est et Saint-Jean-de-Védas), chiffré à 500 M€ et confié à ASF (Vinci Concessions), fera l’objet, ou non, d’un débat public.
1 500 emplois en trois ans
Le monde économique local ne souhaite pas d’un débat public, se référant à la DUP d’avril 2007 (portant sur un déplacement long), purgée de recours depuis décembre 2010.
« Il n’y a aucune raison pour ne pas faire l’A9b, a déclaré Jean-Michel Buesa. Ce chantier générerait 1 500 emplois pendant trois ans. Le volume d’affaires correspond à 10 % de l’activité dans la région. »
« Il n’y a aucune raison pour ne pas faire l’A9b, a déclaré Jean-Michel Buesa. Ce chantier générerait 1 500 emplois pendant trois ans. Le volume d’affaires correspond à 10 % de l’activité dans la région. »
L’heure tourne : « Le système de financement expire à la fin de l’année. Fin 2011, si rien n’est fait, l’Etat récupérera le trop-perçu d’ASF. Et retrouver un financement par la suite serait très compliqué. De nouvelles négociations devraient être menées entre l’Etat et ASF, sur les péages, les délais de paiement… »
« L’Etat pourrait être intéressé pour récupérer cet argent, a précisé Jean-Pierre Moure. Mais en même temps, on a besoin d’une relance économique. S’il n’y a pas d’A9b, ça veut dire que l’Etat considère que le territoire ne doit pas avoir d’activité. Je ne peux pas m’y résoudre. C’est la raison pour laquelle je suis confiant. On a perdu trop de temps, pendant que d’autres régions travaillaient ensemble. »
Pas de mise en service avant 2018, selon la FRTP
« Le contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier, et le déplacement de l’A9 sont deux infrastructures décisives pour le fonctionnement des entreprises de l’agglomération de Montpellier », a déclaré André Deljarry. « Le manque de fluidité est pénalisant, a enchaîné Patrick Ceccotti. Les retards génèrent du stress et ont un coût. Ils ne vont pas dans le bon sens de l’économie locale. »
Même sans débat public, Jean-Michel Buesa ne pense pas réalisable une mise en service de l’A9b « avant 2018 ». Jean-Pierre Moure a insisté sur le rôle que jouerait l’A9b dans l’aménagement du territoire. « L’A9b permettrait le raccordement de la déviation est de Montpellier et du futur contournement ouest de Montpellier (180 M€, et que l’Etat ne souhaite pas financer, ndlr) à l’A9 actuelle. D’autre part, la future gare TGV et son quartier d’affaires s’inscriraient entre les deux autoroutes. »










