Montpellier - Suspension d’Alain Manville : la communauté médicale du CHU approuve
La Commission médicale d’établissement (CME) du CHU de Montpellier estime que la suspension avec effet immédiat de son directeur général Alain Manville, officialisée le 6 avril au soir par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, à la suite de sa condamnation en appel prononcée le 25 mars dans le cadre d’une affaire de harcèlement moral à l’encontre de trois cadres de l’établissement constitue une mesure, « de nature à apporter un climat d’apaisement dans un établissement en difficulté depuis plusieurs années. » Les responsables du CME indiquent par ailleurs que cette décision « était souhaitée par la grande majorité du corps médical. » La commission précise également que bien que n’intervenant pas dans la nomination du futur directeur général, elle « sera d’une extrême vigilance dans le choix de ce nouveau directeur. » L’occasion de rappeler que « les restructurations nécessaires pour s’adapter aux contraintes de la médecine moderne doivent avoir comme seule et unique motivation l’amélioration du service rendu aux malades. Elles ne peuvent en aucun cas avoir comme objectif une course effrénée à l’équilibre budgétaire (…) transformant ces établissements en machines inhumaines pour les hommes et les femmes qui y travaillent. » Une allusion au suicide, la semaine dernière, d’un jeune anesthésiste de 31 ans, qui n’a pas supporté sa mise à l’écart après une erreur médicale commise en juillet sur un bébé de six mois. En février dernier, Alain Manville s’était félicité du retour à l’équilibre financier du CHU dont le déficit constaté de 29 481,86 € était moitié moins élevé qu’en 2008.










