Fil infos

Hérault
|
Conjoncture
| 25/06/2010

Montpellier selon l’Insee : jeune, dynamique, étalée

L’agglomération de Montpellier, qui comptait 406 100 habitants en 2006, a accueilli 5 600 habitants supplémentaires chaque année entre 1999 et 2006, selon une étude présentée par l’Insee vendredi 25 juin. « L’Agglomération a connu une croissance démographique de 1,5 % par an entre 1999 et 2006, supérieure à celle d’autres EPCI de taille comparable, comme Grenoble, Rennes ou Toulon », explique Sophie Audric, chargée d’études à l’Insee. La population de Montpellier a triplé depuis 1954 à Montpellier, alors qu’elle a été multipliée par 1,8 dans ces agglos. Les communes périphériques ont été le moteur de cette croissance. « La croissance démographique a été plus rapide dans la périphérie : elle a été multipliée par six en cinquante ans. Mais dans une période plus récente, on constate un regain démographique de la ville-centre ». 1 200 nouvelles résidences principales sont construites chaque année depuis 1962 en périphérie, particulièrement dans la première couronne.

3 400 actifs de plus par an
Montpellier est une des rares agglomérations, avec celles de Bordeaux, à voir la proportion de moins de 20 ans augmenter. « On constate des arrivés importantes de jeunes de 18 à 24 ans, et des départs massifs des 25-45 ans. On vient à Montpellier pour étudier, on la quitte pour rechercher un emploi ou un logement moins cher », explique Sophie Audric.
La forte proportion d’étudiants dans la population influe sur le taux d’activité, plus faible que dans les agglomérations comparables. Entre 1999 et 2006, 3 400 actifs supplémentaires sont enregistrés chaque année. « Un actif sur deux est un migrant », remarque Bernard Tailhades, chargé d’études à l’Insee. 5 000 emplois ont été créés chaque année depuis 1999, soit 3 % de plus par an, contre 2 % dans les autres agglomérations ».
Économie présentielle
Les deux tiers de la croissance de l’emploi sont liés à l’économie présentielle, qui représente 72 % de l’emploi, contre 68 % dans les EPCI comparables. Gestion, santé action sociale et administration publiques sont les secteurs les plus représentés. Les métiers de la culture, des loisirs, du bâtiment et les prestations intellectuelles ont connu les plus fortes progressions.
La part de cadres est plus importante (21 % contre 19 %) à Montpellier que dans les EPCI comparables. Pour les ouvriers, c’est le contraire. Les cadres des fonctions métropolitaines représentent 11,5 % de l’emploi. Depuis 1990, le nombre de ces emplois a doublé.
Le taux de chômage est plus élevé qu’ailleurs, avec 15,3 % contre 11,5 % des actifs. Mais la baisse du chômage a été plus marquée que dans les agglos comparables.
Étalement urbain
Les cadres et les professions intermédiaires résident plus souvent au nord de l’Agglomération (Clapiers, Castelnau-le-Lez, Saint-Géniès-des-Mourgues…), Les ouvriers et les employés habitent davantage en 2e couronne (Pignan, Fabrègues, Vendargues…). « L’évolution des flux de déplacements domicile-travail vers Montpellier reflète l’étalement urbain, qui se poursuit sur les axes routiers, estime Bernard Tailhades. Plus on s’éloigne de la ville-centre et plus l’évolution des flux est élevée. »
Entre 1999 et 2006, le nombre d’emplois est passé, dans la ville de Montpellier, de 110 000 à 134 000. 65 000 personnes se déplacent pour venir travailler dans la ville, soit 10 000 de plus qu’en 1999. Le lieu de résidence des actifs travaillant à Montpellier se situe en moyenne à 29 km de Montpellier, contre 27 en 1999. Conclusion du vice-président de Montpellier Agglomération en charge du développement durable, Christophe Morales : « il faudrait agrandir le périmètre de l’agglomération pour mettre en adéquation, sur un plus vaste territoire, les politiques en matière d’emploi et de transports ».
Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie