Montpellier se revendique terre d'industrie positive
Montpellier, terre d’industrie ? C’est ce que veut prouver le think tank mis en place en début d’année à la demande de Philippe Saurel, président de Montpellier Méditerranée métropole, et piloté par Gérard Lannelongue, conseiller municipal de la majorité à Montpellier et ancien président du Medef Hérault-Montpellier. Selon ce think tank, trois secteurs d'activité sont devenus « discriminants » et « constituent la base de l’identité forte que nous souhaitons donner à Montpellier en qualité de bassin de l’industrie positive », poursuit Gérard Lannelongue. Premier secteur identifié, celui de l’industrie des technologies de l’information, de la communication et de l’électronique. Il représente 2,5 Md€ de CA et 10 000 emplois sur le bassin métropolitain. Exemples d'entreprises du secteur : Dell, Ubisoft, Awox, Rakuten, Schlumberger, IBM... Deuxième secteur : l’industrie de la santé et pharmaceutique avec, là aussi, 2,5 Md€ de CA et 50 000 emplois (dont 20 000 emplois publics). Parmi les entreprise phares de ce secteur : Horiba, Medtech, Oc Santé, Sensorion... Troisième et dernier secteur distinguant : l’industrie de l’énergie et de l’environnement : 3,4 Md€ de CA et 7 000 emplois. Vestas, Urbasolar, EDF Renouvelables, Engie Green, Bulane, Apex Énergies... « Certes nous n’avons pas de passé industriel mais l’arrivée en force des nouvelles technologies a complètement effacé la frontière qui existait entre l’industrie et les services », insiste Gérard Lannelongue.
Gérard Lannelongue s’est entouré d’acteurs privés de l’industrie et de représentants d’organisations professionnelles afin de constituer un Conseil métropolitain de l’industrie. Sa mission sera de mettre en avant l’activité industrielle de la métropole en valorisant son image, en soutenant des projets collectifs autour de l’industrie positive et favorisant l’implantation de nouvelles entrepises. Premier conseil programmé en septembre.
Parmi les industriels ayant rejoint le think tank : l’entreprise de personnalisation sur textile Main gauche. Installée au Parc 2000 à Montpellier, elle prévoit son déménagement dans la zone Garosud. « D’ici à 2022, nous devrions être 180 salariés (60 salariés actuellement, NDLR), indique Étienne Bussieres, directeur commercial. Avec notre nouveau bâtiment (10 m€ d’investissement, NDLR), nous allons – au minimum – multiplier par cinq nos capacités de production. » Autre membre du think tank, Sylvain Maillard, CEO de Sÿnia, imprimeur d’étiquette adhésives et spécialiste du doming (dépôt de résine) olfactif à Lavérune.










