Montpellier : Saurel veut une métropole sur le thème de la santé
Le maire et président de l'Agglo de Montpellier, Philippe Saurel, a annoncé cet après-midi vouloir axer la future métropole de Montpellier sur le thème de la santé. « Face à Toulouse, qui incarne l'aéronautique, il faut que nous ayons un vrai sujet à proposer », a-t-il, expliqué, cet après-midi, dans les locaux de la société Teads, lors de la visite de la secrétaire d'Etat chargée du Numérique, Axelle Lemaire. Il a précisé que la métropole serait axée sur le thème de la santé, avec pour sous-thèmes le numérique, les sciences du vivant, l'eau, l'environnement et la lutte contre les pollutions.
Ce matin, alors qu'il participait à l'AG de la Fédération du bâtiment, l'élu avait confirmé sa volonté de faire accéder l'agglomération au statut de métropole, au 1er janvier 2015. « La métropole permettra à Montpellier de garder sa place dans le dialogue compétitif entre les villes, dans le cadre de la future grande région », a-t-il martelé.
Après l'éviction, coup sur coup, de Jules Nyssen (DGS de la Ville) et Thierry Laget (DG de la Serm et de la Saam), il a également annoncé ce matin d'autres changements, lors d'une intervention devant l'AG de la Fédération du bâtiment de l'Hérault : « Il y a eu des changements, à la Ville et à la Serm. Il y en aura d’autres. Pour le moment, je ne dis pas où. »
Ode maintenu, Oz revu
Devant une assemblée d’entrepreneurs du bâtiment, inquiets sur le devenir de leur filière, Philippe Saurel s’est voulu, ce matin, rassurant. « Pour Ode (réaménagement de la Route de la Mer, NDLR), il n’y aura rien de changé. 200 000 m2 de surfaces commerciales seront reconstruites à l’identique. Pour Oz (quartier d’affaires de la future gare TGV Sud de France), je n’ai pas l’intention d’en faire un amas de béton. Il faut que ce soit mesuré, à taille humaine. Il n’est pas question de faire un quartier hyper-dense pour financer une gare, uniquement parce que l’Agglo s’est engagée à hauteur de 100 M€. »
L’élu a poursuivi : « remettre à plat les dossiers, ne veut pas dire que je veux arrêter la croissance. Ca n’irait pas dans l’intérêt de la Ville et de l’Agglomération. Je veux juste rationaliser le fonctionnement des choses. Pour ce faire, il faut tout remettre à plat. Il faut que le service public soit respecté. On va remettre un peu d’ordre. Ca prendra du temps, mais j’ai les coudées franches pour remettre de l’ordre. » Il a taclé sans ménagement la gestion passée des locaux associatifs de la Ville. « Onze ont été audités. Ces locaux servent de lupanar et de table de jeux (sic). »










