À Montpellier, plus de 300 acteurs mobilisés sur les "Ateliers du logement"
Lancés en mars dernier lors du salon de l’immobilier par Michaël Delafosse, maire de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole (3M), « les “Ateliers du logement“ ont mobilisé plus de 300 acteurs répartis en sept groupes de travail », indique Cédric Grail, directeur général d’Altémed - aménageur de 3M -, le 4 juin. Une initiative destinée à apporter des réponses concrètes aux enjeux de l’immobilier, tant au niveau local que national. Un rapport relatif à ces travaux sera remis au président et aux élus de la métropole « fin juin-début juillet ». « L’idée est de présenter des mesures applicables lors du congrès HLM qui se déroulera du 24 au 26 septembre à Montpellier », précise le représentant d'Altémed.
« Ces ateliers s’inscrivent dans la continuité du choc de l’offre lancée par Michaël Delafosse et du plan d'urgence de 100 M€ d'aides à la pierre lancé à l'été 2023. Ils doivent aider à faire face à la crise de la demande que nous subissons aujourd’hui, après celle de l’offre, rappelle Cédric Grail. L’objectif de ces ateliers est de répondre à sept questions : qui veut-on loger sur la métropole, où, comment loger les plus précaires, comment construire plus, moins cher et surtout plus vite. Enfin comment optimiser l’existant en relevant le défi climatique. » Ces ateliers sont actuellement complétés par une trentaine d’auditions d’entités représentatives comme HSO (habitat social en Occitanie), FFB (fédération française du bâtiment), FPI (fédération des promoteurs immobiliers), architectes, notaires... mais aussi de personnalités d’envergure nationale comme Sylvia Pinel (ex-ministre du logement, NDLR), Jacques Ehrmann, DG d’Altarea...
20 à 30 mesures
Dores-et-déjà des idées fusent pour apporter des solutions à cette crise profonde et multifactorielle : parkings silos, constructions hors site, faciliter les changements d’usage... « Vingt à trente mesures devraient être retenues visant à faire de l’immobilier autrement. Elles contribueront également à challenger le monde de l’immobilier, explique Cédric Grail. Pour l’heure, notre but est de ne pas demander d’aides concernant ces futures mesures dont la mise en application peut être rapide. Nous sommes conscients - et moi-même par expérience-, que certaines mesures de portance nationale auront besoin d’une évolution législative ou règlementaire, d’un arrêté ministériel ou d’un décret simple pour faire évoluer un article de loi. Changer un mot ou une phrase d’un texte de loi peut changer la donne », conclut-il.











