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Hérault
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Tourisme - Loisirs
| 14/05/2014

Montpellier : Philippe Saurel installera un centre d’art contemporain à la place du musée de l’histoire de France

Le projet porté par Georges Frêche d’un musée de l’histoire de France en Algérie ne se fera pas, comme prévu, dans l'hôtel Montcalm. Le maire et président de l’Agglo de Montpellier, Philippe Saurel, a annoncé cet après-midi, dans les murs de cet hôtel particulier, situé près de la gare centrale, et toujours en travaux, son intention d’y installer un centre d’art contemporain. Ce centre, qui pourrait accueillir des collections du Musée Beaubourg, du Fonds régional d’art contemporain, ou des oeuvres de Pierre Soulages, pourrait ouvrir ses portes en juin 2016 « et inciter les touristes à rester deux jours à Montpellier au lieu d’un seul », souhaite Philippe Saurel. Les collections déjà acquises pour le musée de la France en Algérie pourraient être hébergées sur le site de l’EAI, a ajouté l'élu. Quant à l’ancienne mairie, qui devait initialement accueillir le centre d’art contemporain voulu par Philippe Saurel, elle pourrait être rasée pour accueillir une extension du centre commercial du Polygone, et des logements.

• Pourquoi renoncer au musée de l’histoire de France ?
Selon Philippe Saurel, le projet de musée de l’histoire de France en Algérie souffrait de trois handicaps : « aucune collaboration avec l’Algérie sur ce projet, des perspectives de fréquentation très aléatoires, et une absence de cohérence avec l’offre culturelle de la Ville de Montpellier ». D’autre part, les ministres de la Culture successifs n’ont pas accepté d’accorder à ce musée l’appellation de musée de France. Il reconnaît néanmoins que « la conservatrice est très investie dans ce projet », et ajoute qu’« une petite partie de la collection est constituée », pour un montant de 2 M€. 10 M€ ont également été engagés, pour un budget total initial de 20 M€. Selon Philippe Saurel, ce montant ne sera pas dépassé avec le changement de destination du bâtiment, qui offre 2 000 m2 de surfaces d’exposition sur 3 600 m2 de Shon. Il n'a pas manqué, au passage, de tacler la directrice de cabinet de son prédécesseur, Sophie Sallèles, et l'ancienne élue à la culture, Nicole Bigas, qui « se sont opposées à donner des informations » sur l'état d'avancement du chantier. La visite de cet après-midi, très médiatique, était destinée à montrer que le chantier était loin d'être achevé.
• Que devient le projet de musée ?
Philippe Saurel propose de l’héberger sur l’ancien site de l’EAI. Un même site pourrait ainsi rassembler le fonds constitué pour créer le musée de l'histoire de France en Algérie et le musée de la Résistance de Castelnau-le-Lez. Autre hypothèse : vendre ce fonds à d'autres musées créés sur le même thème, à Perpignan et Marseille.
• Que devient l’ancienne mairie ?
L’ancienne mairie, qui devait initialement abriter le projet de centre d’art contemporain, pourrait être rasée, pour un coût compris entre 1,6 et 2 M€. Le site pourrait accueillir une extension du centre commercial du Polygone, des logements, et permettre la « réhabilitation de la dalle du Triangle ». Quel que soit le projet retenu, Philippe Saurel veut « garder l’aspect traversant ».
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