Montpellier : nouvelle étape pour la Cité des Métiers
La future Cité des Métiers, dans l’ancien Hôtel de Ville de Montpellier, a franchi une étape supplémentaire, avec le vote, lundi en conseil municipal, de la convention constitutive du groupement d’intérêt public. Sur ce dossier porté par Marc Dufour, les partenaires sont nombreux : Chambre de métiers et de l’artisanat, CCI de Montpellier, Montpellier Agglomération, Mission locale des jeunes, Académie de Montpellier, Afpa, Face Hérault, Pôle emploi, Cap emploi, AFIJ. « Nous avons fait 21 comités de pilotage, le consensus est là, a déclaré Marc Dufour. J’ai rencontré tous les leaders des partenaires : associations, recteur, directeur de Pôle emploi… à un moment, il faut bien dire "on y va". » L’élu insiste sur la vocation de la Cité des Métiers : « Ce n’est pas une strate en plus, mais un guichet unique, rassemblant l’ensemble des acteurs », à destination des demandeurs d’emploi et des jeunes en recherche de formations ou d’informations. La cyberbase de Montpellier Agglomération, actuellement située rue Léon Blum (Antigone), y sera transférée.
Sans contester le fond du dossier, Marie Massart (EELV) s’est étonnée que Pôle emploi n’ait pas un « rôle moteur », et que le projet soit porté par la Ville, « et non pas par la communauté d’agglomération ou la Région L.-R., qui ont la compétence développement économique ». Le devenir de l’ancien Hôtel de Ville, voué à terme à la démolition, a également été posé : « Une Cité des Métiers, il faut trois ou quatre ans pour que ça prenne. Qu’est-il prévu à terme ? » Jacques Martin a de son côté suggéré une « décentralisation de cette cité vers les quartiers défavorisés, pour que cette maison soit plus facile d’accès pour les demandeurs d’emplois ».
Modification du PLU en 2014
Concernant le Programme Local de l’Habitat (2013-2018), qui sera présenté au vote des élus ce jeudi 25 juillet, Michaël Delafosse, adjoint à l’urbanisme, a justifié le fort pourcentage de logements sociaux (30 % des 5 000 nouveaux logements prévus sur la période) : « en matière de production de logements sociaux, malgré nos efforts, nous sommes passés de 16 000 demandeurs de logements sociaux en 2008 à 18 000 aujourd’hui. » Hervé Martin, vice-président de Montpellier Agglomération délégué au Logement, et élu à la Ville de Montpellier, a ajouté : « Au regard de la loi SRU, le prochain PLH affiche en fait 40 % de logements sociaux, si l’on inclut les logements étudiants et les résidences seniors. Très peu d’agglomérations, en France, ont de telles ambitions. Avec les 20 % de logements intermédiaires, 60 % de ce qui sera produit dans le cadre du prochain PLH sera soumis à des prix maîtrisés. Je ne peux pas laisser dire qu’on laisse le territoire à l’appétit des promoteurs et à la spéculation. » Michaël Delafosse a rappelé le credo de la Ville : reconstruire la ville sur elle-même, à travers des programmes tels que l’ex-EAI (friche militaire), le nouveau Saint-Roch (friche ferroviaire) ou La Restanque (friche industrielle). L’étalement urbain sera maîtrisé, a-t-il assuré : « Non à l’urbanisme de ronds-points et aux lotissements en impasses ! » Hélène Mandroux, maire de Montpellier, souhaite « qu’à l’horizon 2040, aucun Montpelliérain ne soit à plus de 15 minutes d’un espace vert ».
Une modification du PLU (plan local d’urbanisme), incluant notamment une plus forte verticalité dans le quartier Saint-Roch, où une tour de logements sera érigée, est prévue pour 2014. Le projet urbain "Montpellier 2040", conduit par Paola Vigano et Bernardo Secchi, sera voté fin 2013, après la tenue d’une 2e journée d’échanges, prévue au Corum mi-octobre.










