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| 17/12/2020

Montpellier Méditerranée Métropole veut reprendre le contrôle de l'eau

Montpellier Méditerranée Métropole a acté, le 17 décembre en conseil communautaire, le financement, à hauteur de 145 M€ HT, des travaux de modernisation de la station d'épuration Maera, à Lattes. Celle-ci traite, depuis 2005, les eaux usées de 470 000 habitants de quatorze communes de la métropole, de deux communes de la communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup et de quatre communes de la communauté d'agglomération du Pays de l'Or. « L'usine dysfonctionne », affirme René Revol, vice-président délégué à la gestion raisonnée, écologique et solidaire de l'eau et de l'assainissement. Outre l'augmentation des capacités du site, de 175 000 à 215 000 m3, l'objectif principal vise à rendre le site « plus écologique » : production de biogaz, de chaleur, réutilisation de l'eau à des fins agricoles... sur fond de pression démographique. Le début des travaux est annoncé en 2022, la fin de ceux-ci en 2026.

« Le système actuel de DSP n’est pas satisfaisant »

Ce dossier s’inscrit dans le cadre d’une large réflexion sur l’eau, à un an de la fin des contrats de DSP sur la gestion des effluents avec deux opérateurs, dont le chartrain Aqualter, qualifié de « défaillant » par le président de la collectivité Michaël Delafosse. Faisant dire à René Revol que « le système actuel de DSP n’est pas satisfaisant ». Première piste : mutualiser, à travers une régie publique, le service de l’eau et celui de l’assainissement. Cela permettrait notamment « une gestion unifiée du petit cycle de l’eau y compris une gestion coordonnée des investissements », lit-on dans le projet de délibération. Le deuxième scenario consisterait à « monter une Semop (société d’économie mixte à opération unique, NDLR) dans laquelle nous serions actionnaires, avec l’entreprise privée à qui serait confiée la gestion des eaux usées et les travaux de Maera », résume le maire LFI de Grabels.

Trois mois de réflexion

La majorité des conseillers se félicitent que la puissance publique « reprenne la main sur ce bien commun », comme le souligne Cyril Meunier, maire DVG de Lattes. Certains élus émettent des réserves, à l’image de Frédéric Lafforgue. Le maire LR de Castelnau-le-Lez refuse de « signer un chèque en blanc », pointant notamment des risques juridiques. Seul point d’accord : la délicate question du transfert du personnel. Les conseillers se donnent trois mois pour réfléchir au nouveau mode de gestion et ses conséquences en termes de ressources humaines.

Vélo électrique

Lancée par la collectivité le 1er novembre dernier, la subvention de 500€ pour l'achat d'un véhicule à assistance électrique (VAE) neuf est « victime de son succès », assure Michaël Delafosse. 550 dossiers ont été validés sur les 1132 déposés. Les deux-tiers des acquéreurs déclarés n'habitent pas Montpellier. « Cela annonce une transformation, car le VAE permet de parcourir de longues distances », se félicite le maire de la ville-centre. Avec les aides de la Région et du Département, les métropolitains peuvent toucher jusqu'à 1150 €.

 

Cyril Peter / peter@lalettrem.net
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