La hausse des prix de vente à Montpellier inquiète les promoteurs immobiliers
Xavier Bringer, président de la Fédération régionale des promoteurs immobilier Occitanie-Méditerranée, témoigne le 25 mai de son inquiétude sur les niveaux de prix du mètre carré atteint dans les logements neufs dans l’aire urbaine de Montpellier. Ce qui peut sembler contradictoire, les promoteurs immobiliers étant à l'origine de leurs propres prix. Mais la conjoncture incite Xavier Bringer à tirer la sonnette d'alarme. « Entre la pénurie de foncier et la multiplication des recours, l'offre fait défaut. Il y a 7,5 mois de stock de logements disponibles, contre 10 mois au national. Cela a pour effet une augmentation des prix de vente générale, ce qui est inquiétant. Conséquence : le nombre de ventes à investisseur recule de 33 % sur la région de Montpellier », déclare Xavier Bringer, en comparant les statistiques du 1er trimestre 2018 avec celles du 1er trimestre 2017. Les prix atteignent ainsi 4 010 €/m2 dans la région montpelliéraine (+ 5,3 %), 4 017 € dans la métropole de Montpellier (+ 5,1 %) et 4 283 € dans la ville de Montpellier (+7,5 %).
Aussi, la FPI propose-t-elle plusieurs solutions : préserver les marchés de Nîmes jusqu’à Perpignan pour équilibrer l'offre de logements neufs ; produire des logements diversifiés, en ouvrant le marché des ventes en PSLA (prêt social location accession) aux opérateurs privés et celui des quartiers prioritaires bénéficiant d’une TVA à 5,5 % ; ouvrir un marché de logement intermédiaire avec une TVA à 10 %, ou encore examiner dans le cadre des PLUi (plans locaux d'urbanisme intercommunaux) la possibilité de développer des partenariats avec les collectivités des 2e et 3e couronnes pour une offre de logements intermédiaires à 3000 €/m2. Revenant sur les autres villes de l’ex-LR, Xavier Bringer déclare : « Le marché nîmois repartir, alors que Perpignan semble sortir des radars des grands réseaux d’investisseurs. Le marché de l’immobilier à Narbonne et Béziers va souffrir d’une sortie du zonage B2 pour l’accès au dispositif de défiscalisation Pinel. La fédération propose que des quotas de Pinel soient mis en place. Comme 180 logements Pinel à Béziers par an et 100 à Narbonne. Il s’agit de ne pas anéantir tous les efforts qui ont été réalisés dans ces territoires. »










