Hérault
Eau - Environnement
À Montpellier, les élus se disputent l'Agence de la biodiversité
Comme La Lettre M l’annonce ce matin dans ses colonnes, Montpellier est en lice pour accueillir l’agence nationale de la biodiversité. Ce week-end, le député PS Christian Assaf a été le premier à évoquer cette perspective officiellement, expliquant qu’il avait écrit à la ministre de l’Environnement Delphine Batho pour appuyer cette candidature. Une sortie publique qui a plus qu’agacé Christian Bourquin, le président de région, qui, en marge de la présentation de la future fac de médecine, hier après-midi, s’est fendu d’un commentaire peu amène, sans toutefois jamais nommer Christian Assaf : « Accueillir cette agence, pour Montpellier, c’est normal quand on sait que 33 % de notre région est en zone encadrée, alors que la moyenne nationale n’est que de 10 %. On travaille sur ce dossier avec la Ville et l’Agglo depuis plus de cinq mois. Les choses se font dans la discrétion et le travail, car il faut pour l’emporter le meilleur dossier possible, avec des propositions matérielles crédibles, au niveau financier et foncier. Les choses ne se font pas à coup de déclaration dans la presse. Je ne voudrais pas qu’un tel dérapage fasse capoter le projet. »
Hélène Mandroux va rencontrer un responsable du projet
La Ville de Montpellier a elle aussi tenu à prendre la parole sur le sujet, hier, par voie de communiqué : « Montpellier, capitale européenne de la biodiversité en 2011, est reconnue à l’échelle internationale pour sa politique de recherche dans le domaine de l’environnement et de protection de la biodiversité. La Ville, qui travaille de concert avec la région sur ce dossier, a proposé plusieurs sites pour accueillir cet établissement national notamment dans la zone du parc Darwin et d’Agropolis. » Le maire de Montpellier, Hélène Mandroux, doit rencontrer ce jeudi 14 février Bernard Chevassus-Au-Louis, un des deux préfigurateurs du projet d'Agence nationale. La décision autour de la création de cette agence, sorte d’Ademe de la biodiversité, est attendue pour le printemps. Elle devrait compter plus de 400 personnes, d’où l’envie de chacun des élus de tirer, déjà, la couverture à soi.










