À Montpellier, le médiateur Jean-Claude Volot en croisade contre certains donneurs d’ordre

Jean-Claude Volot, médiateur des relations interentreprises industrielles et de la sous-traitance depuis avril 2010, a pris le pouls, jeudi 24 février, des acteurs socioprofessionnels du Laneguedoc-Roussillon. Il rencontre des chefs d’entreprises à partir de 18h à CCI Montpellier-Aéroport au cours d’une conférence sur le thème : « Relations clients-fournisseurs : les raisons des mauvaises pratiques ; les solutions à l’équilibre. »
Jean-Claude Volot, dont le relais régional est Pascal Théveniaud (Direccte L.-R.), a distingué trois types de médiations : individuelle (entreprises se plaignant des mauvais traitements vis-à-vis de leur client), collective et, au sens plus large, une intervention pour l’évolution des pratiques, lois, textes, coutumes…
Relation de « saigneur » à vassal
Dans nos confrères Les Echos datés de ce jour, il stigmatise une relation de « saigneur » à vassal (donneur d’ordre à sous-traitants), dénonçant « des milliers d’actes illégaux chaque jour », une « omerta », un « chantage ». Il monte au créneau pour mettre « fin à ce système qui détruit le tissu économique français ».
Les pratiques abusives les plus courantes : transfert forcé de propriété intellectuelle, rupture d’une relation commerciale au mépris des dispositions contractuelles et sans indemnisation, fournisseur contraint d’accepter une évolution de prix dans le temps sans aucun engagement de volume et de durée de la part de son client, innovations des sous-traitants détournées par les grands groupes, PME obligées de verser un gros chèque à leur client avant de commencer à lui livrer des pièces (phénomène du « quick saving »), incitation à la délocalisation, responsabilités exorbitantes sur le cahier des charges ou la qualité des produits finis… « La situation est très grave, indique-t-il dans Les Echos. Les acheteurs des grands groupes pillent les PMI. Ils récupèrent à leur profit la plus grande partie de la marge et empêchent ainsi les entreprises intermédiaires de se développer. Chaque jour, il y a des milliers d’actes illégaux. On est de plus en plus dans le non-droit. »
À La Lettre M, Jean-Claude Volot déclare : « En L.-R., les activités du futur émergent : économies vertes, de la santé, agroalimentaire, tourisme. La croissance démographique est un atout. J’ai trouvé ici des pépites des technologies du futur, notamment dans les biotechnologies. Il faut imaginer des programmes de développement autour de ces chefs d’entreprises, en les associant dans des plateforme coopératives. »










