Montpellier : des départs massifs de fonctionnaires, craignent les syndicats
Les 26 représentants régionaux de neuf syndicaux (CGT, CFDT, FO, Solidaires, Unsa, FSU, FA FP, CFE-CGC, CFTC) venus rencontrer la semaine dernière à Montpellier la ministre de la Décentralisation et de la Fonction Publique Marylise Lebranchu, lui ont fait unanimement part de leur « inquiétude » face à la réforme territoriale (loi NOTre et réorganisation de l’Etat), faite « au pas de charge ». Ils jugent le dialogue social « pas à la hauteur des enjeux et très inégal selon les services » (Cfdt). Pierre de Bousquet, préfet du L.-R., avait prévenu la ministre : « Les organisations représentatives ont déploré le peu de temps pour se faire une opinion et des propositions » et parlé de « traumatisme ». Marylise Lebranchu a voulu rassurer : « Il y aura très peu de mobilité, et celle-ci sera accompagnée. »
Selon un rapport de l’IGAS** d’avril 2015, « les fonctions régionales des villes susceptibles de perdre leur statut de chef-lieu de région représentent un minimum de 909 personnes à Limoges et un maximum de 1 562 personnes à Montpellier, ce qui est significatif ».
* NOTRe ou Nouvelle organisation territoriale de la République. La discussion reprend en 2e lecture à l’Assemblée, jusqu’au 3 juillet.
** « L’évolution de l’organisation régionale de l’Etat consécutive à la nouvelle délimitation des régions ».










