Montpellier candidate aux Campus d’excellence
À l’occasion de la présentation ce jeudi 27 janvier des dotations accordées par l’Etat aux universités pour 2010, le recteur de l’académie a indiqué qu’il travaillait actuellement sur la candidature de Montpellier pour faire partie des 5 à 10 Campus d’excellence financés par le grand emprunt. « Ce n’est pas gagné d’avance », lance-t-il. Pour prétendre à devenir Campus d’excellence, chaque site candidat doit afficher un domaine de compétence mondiale. « En ce qui concerne Montpellier, il s’agira de l’agronomie », indique le recteur. « Il va falloir chercher des investisseurs privés qui ne sont pas nécessairement en région », ajoute-t-il. « Il faut impliquer des entreprises qui ont des services de recherche appliquée forts. » Pour Christian Philip, le dossier de candidature de Montpellier devra présenter deux ou trois points qui feront la différence comme la gouvernance du projet, la valorisation (lien avec le privé) et l’originalité des outils. « Prétendre être Campus d’excellence impliquera des règles de gouvernance fortes avec une réputation mondiale incontestée à sa tête ». En termes financiers, l’enjeu s’élève à une dotation de l’Etat de 800 M€ en moyenne. L’appel d’offre avec son cahier des charges devrait être lancé en mars pour des candidatures à déposer sans doute d’ici fin avril et une réponse attendue en juillet.
Priorité à l’enseignement supérieur
« L’Etat veut faire de l’enseignement supérieur sa priorité », affirme le recteur. En termes de crédit de fonctionnement accordés entre 2007 et 2010, les universités Montpellier 1 et Montpellier 2 ont reçu respectivement 6 M€ et 2,22 M€, soit une progression de 33,1 % et de 6,2 %, 3,3 M€ pour Montpellier 3 (+ 30,5 %), 1,2 M€ pour l’université de Perpignan (+11,9%) et 1 M€ pour l’université de Nîmes (+ 28,7 %). Montpellier 1 et 2 sont désormais autonomes, indique le recteur, et Perpignan, Nîmes ainsi que l’école de chimie devraient l’être au 1er janvier 2011. Restera Montpellier 3 qui devra prendre son autonomie d’ici le 1er janvier 2012. Concernant les crédits d’investissement pour la mise en sécurité des bâtiments, Montpellier 1 aura reçu entre 2007 et 2010 5,5 M€, 6,4 M€ pour Montpellier 2, 2,8 M€ pour Montpellier 3, 3,1 M€ pour Perpignan et 266 976€ pour Nîmes.
« Il demande aussi des évolutions au niveau institutionnel avec la fusion des universités ainsi qu’au niveau de la réussite des étudiants »poursuit-il. Désormais, c’est le nombre d’étudiants qui passent les examens qui est pris en compte et non plus le nombre d’étudiants inscrits. « Il est normal que l’Etat vérifie que les dotations supplémentaires font changer les choses », estime-t-il.










