Montpellier : après l’incendie de 2010, Amétyst à nouveau sur les rails
L’incendie survenu le 13 septembre 2010 a affecté le hall de déshydratation des digestats. S’en est suivi une modification de l’exploitation de l’unité de méthanisation. Après six réunions d’expertise (entre décembre 2010 et mai 2011), des travaux de reconstruction ont été engagés par le groupement Vinci/Sogea, pour 3 M€. La procédure d’expertise judiciaire se poursuit afin de déterminer le montant des pertes d’exploitation et préjudices subis par la communauté d’agglomération de Montpellier et l’exploitant.
En 2011, le site a réceptionné 103 211 tonnes de déchets, issus de la collecte en porte à porte réalisée par Montpellier Agglomération. Parmi ces déchets, les ordures ménagères résiduelles sont les plus représentées (96 424 tonnes). Le solde est constitué par des biodéchets produits par les tiers.
Production de combustible pour des cimenteries
« Avant l’incendie, Amétyst produisait 300 KWh d’électricité par semaine, représentant un besoin en électricité de 5 000 logements, a indiqué Karl Abraham, directeur adjoint gestion et prévention des déchets à Montpellier Agglomération. Le fonctionnement provisoire a permis de maintenir la production d’électricité à 200 000 KWh par semaine, soit l’équivalent de la consommation de 3 500 logements environ. "
L’objectif, pour 2012, est notamment de développer la filière biodéchets, en optimisant le tri des biodéchets dans l’habitat individuel, auprès des professionnels de la restauration, et en mettant en place un tri des biodéchets auprès de la grande distribution. Autre voie de développement : la production de combustible solide de récupération (CSR), pouvant être valorisée dans de nouvelles filières industrielles - cimenteries en particulier.
A ce jour, 221 000 usagers sont desservis par une collecte sélective des biodéchets, indique Montpellier Agglomération - 181 000 en habitat pavillonnaire et 40 000 en habitat ‘petit collectif’.










