Montpellier Agglomération démarre la reconfiguration de l’avenue Georges Frêche (route de la mer)

Montpellier Agglomération a organisé ce jeudi 20 une journée de concertation et d’information sur le projet d’urbanisation progressive de l’avenue Georges Frêche (route de la mer), dans les trente prochaines années. Après trois ateliers thématiques (eau, biodiversité, agriculture et ville nature ; ville et commerce ; énergie : ressource, performance et gestion de la mobilité), une réunion publique* a réuni quelque 300 personnes au Parc Expo, entre 18h et 21h.
Le projet consiste à construire la ville sur une partie des espaces commerciaux existants, difficilement accessibles (problèmes de circulation), parfois situés en zone inondable et surannés du fait de l’essor du e-commerce. L’objectif est de favoriser la mixité fonctionnelle (commerces, logements et bureaux) le long de troisième ligne de tramway, qui entrera en service le 6 avril 2012. Si des commerces partiront, d’autres resteront ou seront modifiés, et de nouveaux viendront. La surface actuelle globale (200 000 m2 de commerces sur 250 ha, sur les communes de Lattes et Pérols) sera préservée.
"Les premiers en Europe"
« On est observés partout en France et en Europe, car on est les premiers à s’attaquer ainsi à une zone commerciale de cette envergure », souligne Cyril Meunier, maire de Lattes. « Si les zones commerciales ne sont pas repensées rapidement, elles vont mourir, car on ne peut plus y circuler », martèle pour sa part Christian Valette.
« On travaille avec les propriétaires des murs et les exploitants, ajoute Cyril Meunier. L’avenue Georges-Frêche restera la zone commerciale forte de Montpellier. Les discussions ont déjà commencé pour identifier les objectifs de chacun, le devenir des commerces et leur intégration aux futurs logements. »
Les acteurs de la reconfiguration commerciale sont multiples : services de l’agglomération, Serm, Saam, cabinet Bérénice, Carrefour, Auchan, CGC, Klépierre, Icade, CCIT, associations de commerçants…
La Zac de Pailletrice, première réalisation visible
À terme, entre 6 000 et 8 000 logements, 75 000 m2 de bureaux et entre 40 000 m2 et 50 000 m2 d’équipements seront construits. La notion de réchauffement climatique est intégrée par les équipes de Reichen. « Une projection à 2030-2050 mérite regard novateur, vu le changement climatique et le coût croissant de l’énergie, observe Christophe Moralès. On voit des ruptures d’alimentation électrique de plus en plus fréquentes aux Etats-Unis. Il nous faut anticiper. L’énergie doit être mise en réseau et mutualisé à l’échelle d’un quartier ou d’un îlot. Le tramway peut transporter des marchandises la nuit. Il faut étudier l’autopartage, le covoiturage, la place du stationnement. L’espace public ne doit pas être mobilisé que pour la voiture. Pour favoriser les transports doux, il faut mettre en œuvre une billettique unique et créer les conditions pratiques de l’intermodalité. »
Après le tramway, la première réalisation visible du projet prendra corps avec la future Zac de Pailletrice (Sur 68 000 m2 de Shon : 15 000 m2 de commerces et services, 35 000 m2 de bureaux, 18 000 m2 de logements), autour de la station de tramway éponyme. « Elle sera sortie de terre d’ici deux ans et demi », annonce Jean-Pierre Moure.
Sur la photo, de dr. à g. : Bernard Reichen, urbaniste, Cyril Meunier, maire de Lattes, Jean-Pierre Moure, président de Montpellier Agglomération, Christian Valette, maire de Pérols et Christophe-Moralès, vice-président de Montpellier Agglomération délégué de la commission Urbanisme et politique foncière.










