Montpellier (34) > Le CHRU risque de se voir imposé son budget 2006
Le 25 avril, le conseil d’administration, après passage en Comité technique d’établissement et Commission médicale d’établissement, refuse à la quasi-unanimité de voter l’état prévisionnel des recettes et des dépenses*, soit 618 M€ de dépenses et 603 M€ de recettes (déficit : 15 M€). Il demande 30 M€ supplémentaires : 15 M€ pour effacer le report de charges lié aux déficits de 2003 et 2004 et un accompagnement du plan d’investissements 2006-2010 de 373 M€, qui génèrera un surcoût maximum de 36,8 M€ en 2010 (selon l’ARH). Une demande d’accompagnement a d’ailleurs été adressée par le conseil d’administration au directeur des hôpitaux à Paris pour financer ce surcoût. Le ministre doit donner sa réponse fin juin.L’Agence régionale d’hospitalisation (ARH) a un mois pour notifier un nouveau budget que le conseil d’administration doit accepter. Sinon, le budget s’impose et le CHRU ne peut dépasser pour ses dépenses les montants financiers fixés par catégories de crédits. « Le CHRU obtient en début de campagne budgétaire un taux d’évolution de 1 %. Or, le taux d’évolution des dépenses des établissements de santé est fixé à 3,44 % par la Loi de financement de la sécurité sociale pour 2006, remarque Catherine Dardé, directrice de l’ARH. À ce stade, tous les crédits votés par le Parlement n’ont pas encore été affectés. »*L’EPRD est construit sur la base des propositions de l’ARH, établies en fonction des dépenses de l’Objectif national des dépenses d’assurance maladie et des sommes affectées pour le L-R.










