Monsieur Transport
Le professeur de droit social de l’université Toulouse Capitole, Jean-Michel Lattes, est avant tout un centriste dans l’âme mais, atypique. Cultivé, occitanniste, vélocipédiste, fin, courtois, subtil, convivial... Ses interlocuteurs réguliers le qualifient volontiers ainsi. Il aura en charge la mise en œuvre de la politique de transports voulue par Jean-Luc Moudenc (dont il est, vraisemblablement, l’élu le plus proche). Connaisseur des transports en commun, il fut président, au siècle dernier, de la Semvat (l’ancêtre de Tisséo). Mais sous ses aspects de premier communiant, l’homme sait très bien ce qu’il veut faire, la courtoisie n’est pas l’absence de fermeté, le dialogue n’est pas de faiblesse, la bienveillance ne rime pas avec l’autorité. En bon politique, qu’il est, il a déjà épinglé son prédécesseur sur le décalage entre les investissements prévus et réalisés, sur l’opacité du coût de l’Aérotram, ou encore sur la gestion trop politique et pas assez pragmatique de son prédécesseur. Un centriste peut-il taper du poing sur la table ? La réponse est : oui, mais avec le sourire.










