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Monsanto : 30 M€ investis dans la 2e phase d’extension

Soad Melloul, la directrice du site de production de semences (maïs, colza) du groupe américain Monsanto, confirme, ce 22 mai, au cours d’une visite du site, que la deuxième phase du projet d’extension du site Monsanto à Trèbes porte sur un investissement de 30 M€, qui vient s’ajouter aux 50 M€ investis dans la phase 1. En cours de finition : unité d’effeuillage, triage, séchoir, stockage des grains et des rafles.
Développement de la semence de commercialisation
Le second volet de l’extension portera sur la réalisation d’un bâtiment de process (calibrage, enrobage), de magasins et d’un quai d’expédition. Le total du bâti qui sera érigé portera sur 6 000 m2, « une surface qui comprend aussi l’ancien site de Serclim que nous avons acquis l’an dernier et qui accueillera les bureaux administratifs du site, d’ici 2015, livraison de cette 2e phase », précise Soad Melloul. Cette phase a été soumise à un dossier ICPE et une enquête publique qui vient de s’achever, « avec quelques observations sur l’activité du site » précise Matthieu Beaulaton, responsable Europe de l’Ouest chez Monsanto. Il précise que « cette 2e phase permettra de développer l’activité de semences de commercialisation, absente jusque là à Trèbes. En effet, ce service était délocalisé à Peyrehorade dans les Landes (2e site de production français de Monsanto), où le groupe Monsanto investi aussi 70 M€, en plus des 80 M€ à Trèbes. Cette activité va nécessiter plus de performance dans le secteur logistique.»
Leadership de la production de semence
La capacité de production française (expertise, fiabilité du réseau des producteurs) et la qualité des semences produites a conduit le groupe à développer le service semence de commercialisation à destination du marché national et de l’export (25 pays). « Sur les 10 dernières années, la production de semence en France n’a cessé de progresser tout comme le nombre de variétés. C’est moins vrais sur les autres sites de production de Monsanto Turquie, Roumanie, Hongrie où sont développées des variétés tardives ou moyennement précoces pour les diverses zones de cultures », explique Matthieu Beaulaton qui confirme qu’en trois ans au regard de la demande du marché et des travaux réalisés par le groupe en France, la capacité de traitement des semences de maïs aura doublé en 2014 pour atteindre 14 000 ha.
L’achat de semence : 20 M€
L’activité du site de Trèbes s’opère sur 4 700 ha, 600 agriculteurs représentant 1 100 contrats annuels. Le site traite 681 variétés autour de quatre céréales : maïs, colza (été, hiver) et soja. « L’achat de semences représente 20 M€ par an », indique Matthieu Beaulaton, en précisant que « la contractualisation, la politique de prix et l’appui financier de Monsanto dans l’achat d’équipement amène les agriculteurs à développer la surface exploitée en semence. Certains cultivent la semence pour plusieurs semenciers dans une concurrence saine. » L’approvisionnement de Monsanto se fait par deux canaux : en direct avec les producteurs ou avec des coopératives telles qu’Arterris.
Livraison de la phase 2 en 2015
Pour l’heure, le permis de construire de la phase 2 a été obtenu et les terrassements ont débuté. La consultation des entreprises est enclenchée, « nous nous appuierons sur les entreprises qui ont participé au premier chantier, elles sont déjà au fait de nos contraintes de sécurité, un engagement très fort chez Monsanto », précise Soad Melloul. Sur le plan social, les investissements du groupe vont générer la création de 20 emplois permanents en plus des 51 actuels et une cinquantaine de saisonniers en plus des 163 actuels (durée de la saison : 8 mois).










