Fil infos

| | 23/10/2013

Mise en service en... 2024

Nous écrivions le 9 octobre dernier (cf. mps n° 1949) que la mise en service de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse, aurait lieu, au mieux, en 2023. Nous étions trop optimistes, le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, vient d’évoquer l’horizon... 2024. Le ministre a officialisé le tracé définitif de la LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax. Ces LGV font partie du Grand Projet Ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) qui comprend les LGV Tours-Bordeaux ; Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-frontière espagnole. Rappelons qu’à ce jour, la LGV Bordeaux-Toulouse sera la seule à être construite en France avant 2030.

LGV Bordeaux-Toulouse. le calendrier n’est pas encore officiel, et le financement n’est pas bouclé. Côté calendrier, l’enquête publique devrait débuter en juin 2014, la déclaration d’utilité publique serait prise en 2015 et les travaux pourraient démarrer en 2018 (en début ou en fin d’année ?), pour une ouverture de l’infrastructure en 2024. Le coût ? 5,9 Md€ sans les aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux et au nord de Toulouse (pourquoi donc ne pas les comptabiliser dans le coût total ?). Petit souci, sans doute sans importance, le bouclage financier du projet n’est pas arrêté, un certain nombre de collectivités refusent d’apporter leur écot au financement de ce programme.

Les autres LGV du GPSO, dont Tours-Bordeaux, en construction. La LGV entre Bordeaux et la frontière espagnole n’est concernée que par le tronçon Bordeaux-Dax, dont le coût est estimé à 3,2 Md€ et sa mise en service vers... 2027. Entre Dax et la frontière espagnole, les problèmes de tracé ne sont pas encore réglés, on verra donc plus tard et l’on évoque une ouverture vers 2032. Itou pour la partie Toulouse-Narbonne qui ne verra le jour qu’après 2030.

Orquasi (Observatoire Régional de la Qualité de Service des Infrastructures Midi-Pyrénées). La création de cet observatoire est sans rapport direct avec la décision ministérielle sur les LGV. Dix-huit entités (collectivités, fédérations patronales, associations, CCI...) viennent d’y adhérer. Cet observatoire est le premier en France pour constater l’état des infrastructures, il est présidé par Jean-Louis Chauzy. C’est donc une aide à la décision des élus, il leur permettra d’avoir une connaissance globale et exhaustive de l’état des infrastructures. C’est la Fédération Régionale des Travaux Publics qui est à l’origine de sa création.

Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie