Fil infos

Pyrénées-Orientales
|
Aménagement - Urbanisme
| 25/10/2017

Mise à 2X2 voies de la RN116 : le sénateur François Calvet redoute un abandon de la DUP

François Calvet, sénateur (LR) des Pyrénées-Orientales, réagit le 24/10 suite à la réunion du comité de suivi de la RN 116. L’autorité préfectorale a en effet indiqué ne pas vouloir demander la prorogation de la déclaration d’utilité publique (16/7/2008) concernant la mise à deux fois deux voies de la RN 116 entre les villes d’Ille-sur-Têt et de Prades (14,68 km, projet chiffré à 300 M€ en 2016). Cette route nationale relie la France à L’Espagne et l’Andorre. « Si l’État ne proroge pas la DUP, celle-ci deviendra caduque le 16/7/2018, ce qui entraînera l’abandon du projet », indique le parlementaire. Il a écrit à tous les maires et présidents d’intercommunalité concernés, pour leur faire part de l’urgence à demander la prorogation de cette DUP, qui doit être prononcée par décret ministériel. « L’abandon de ce projet constitue une catastrophe pour le développement économique du département et pour la sécurité des usagers utilisant la RN 116 », selon lui. 

Une addition qui a flambé. Le chantier routier comprend la réalisation de 4 échangeurs, 12 ouvrages d’art, 3 ponts-rail et 16 ouvrages hydrauliques, ainsi qu’un viaduc de 260 m au sud de la commune de Marquixanes. L’avant-projet de mise en deux fois deux voies portait sur 8,4 M€ d’études, 13,2 M€ d’acquisitions foncières et 136,6 M€ pour les travaux. L’enquête publique de ce projet s’est déroulée en décembre 2006 et janvier 2007 avec un retour favorable du commissaire-enquêteur. Après l’obtention de la DUP, ce projet a souffert pour l’obtention des financements dans une période difficile de crise des finances publiques. Pour autant, les élus locaux ont obtenu que ce projet soit en partie inscrit au plan de modernisation des infrastructures 2009-2014 pour les études et les acquisitions foncières. En décembre 2009, le préfet des Pyrénées-Orientales confirmait les 13 M€ pour les acquisitions foncières. Le coût du projet a grimpé à 180 M€, puis 300 M€ en 2016. Cette dérive interroge le sénateur. D'après lui, les études et les réévaluations financières à la hausse « poussent à l’abandon du projet ». Autres points d’interrogation : « les études et les procédures environnementales, financées dès 2009… n’ont été réalisées en version provisoire qu’en 2014 mais n’ont jamais été déposées auprès des instances compétentes par l’administration ! » Enfin, les acquisitions foncières sont devenues caduques, à l’exception d’une maison qui a été démolie.

Véronique Coll / coll@lalettrem.net
Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie