Fil infos

Hérault
|
Institutions
| 4/05/2016

Métropole de Montpellier : des accords signés pour faciliter l'accès aux marchés du Canada et États-Unis

De retour de la mission effectuée du 4 au 14 avril au Canada et aux Etats-Unis dans le cadre de la stratégie grand export et du rayonnement numérique, Chantal Marion, vice-présidente de Montpellier Méditerranée Métropole, déléguée à la commission développement économique, présente le 4/5, aux entreprises du BIC, les différents accords de coopération signés. Ces accords de partenariat signés avec une agence de développement économique, un accélérateur, un incubateur et une association d’entrepreneurs, permettent aux start-up (plus ou moins capitalisées) comme aux entreprises confirmées de s’aguerrir du potentiel de développement offert par les marchés canadiens et américains, des démarches à suivre avant l’implantation,… « La Métropole a la volonté forte d’accentuer les rapports économique avec les villes en jumelage, comme Tlemcen (Algérie) », souligne Chantal Marion. Selon les membres de la délégation, « cette zone respire la start-up… il faut y passer du temps. Chaque ville est différente, c’est comme si on passait d’un pays à l’autre. »

A été renouvelé l’accord technologique de la Métropole avec l’agence de développement économique Sherbrooke Innopole au Canada. Ce partenariat fait suite à la mis en place d’un BIC (pré-incubation, incubation, et accélération) sur un modèle différent de celui de Montpellier. Les locaux sont gratuits pendant 6 mois pour les entreprises sélectionnées sur dossier et pitch. Le partenariat porte aussi sur du coaching spécifique et du mentoring.

Un autre accord partenarial lie la Métropole de Montpellier, French South digital avec Bleu Blanc Tech, une association d’entrepreneurs basée à Montréal, composé notamment d’OVH, CERF, LaFabriqueA, LinkedbyNet,… « L’intérêt est d’utiliser ces liens pour développer des flux d’affaires », souligne Gregrory Cladera (PDG de RG System), membre de French South.digital, qui regroupe des entreprises du numérique de LRMP. Selon lui, le Canada est « bonne porte d’entrée pour le marché américain. La barrière de la langue est moindre et cette zone est proche du marché américain. Cela peut aider les entreprises à se décomplexer face à l’export. » Ce partenariat est global car en plus de l’accompagnement proposé, il y a une vue sur du business : bureau, contact, accompagnement séjour, conseil juridique, VIE,… « Toutefois, il faut créer des échanges réguliers. Un événement est prévu en juin », annonce-t-il.

Le partenariat avec l’accélérateur Tech Ranch basé à Austin (Texas) facilite l’étude de marchés. Austin est la 3e place forte pour le business aux Etats-Unis où le l’économie numérique et l’innovation sont très présentes. « Cet accélérateur est ouvert vers l’extérieur avec à sa tête des entrepreneurs pour développer une dynamique », indique Ludovic Charbonnel co-fondateur de ServicesYou.com (coaching en ligne). Il permet aux entreprises de la Métropole (limiter à 15 entreprises) d’accéder à un programme d’accélération adapté qui se déroulerait sur 4 semaines à un prix négocié (2.000 €). Différentes phases sont prévues : visite, webinar, formation (accès au marché américain (pitch), vendre un produit,…). « L’objectif de ce programme est d’étudier la faisabilité de l’implantation. Attention réfléchir à un relais surplace un résident c’est conseillé » souligne Catherine Pommier, directrice du BIC de Montpellier.

Le dernier partenariat a été signé avec l’incubateur de l’université de Central Florida à Orlando. Il permettra aux entreprises métropolitaines qui souhaitent implanter une filiale de bénéficier d’un accompagnement d’un chargé d’affaire dédié, facilitant notamment les aspects administratifs et règlementaires aux résidents non américains ainsi que d’un programme d’accompagnement (coaching, accélération, workshops, levée de fonds). Ce BIC, situé au cœur de l’université, est financé par le public comme celui de Montpellier et est aussi labellisé softLandings (attestant de la qualité de l’accompagnement NDLR). Il y a aussi le CANVS, un espace de co-working placé au centre ville, qui propose d’accéder à un espace de travail pour 100 $ par mois sans engagement alors qu’un bureau privatif fermé coûte 1.000 $.

Véronique Coll / coll@lalettrem.net
Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie