Pyrénées-Orientales
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Méthanisation : GrDF et Perpignan Méditerranée se mobilisent pour la filière

L’Agglomération de Perpignan signe, le 6 février, une convention de partenariat avec GrDF, visant à réaliser une étude stratégique sur la méthanisation. « L’agglomération est en pointe dans les EnR. Je me réjouis que les équipes se soient rapprochées, des projets s’esquissent sur la partie gaz vert du mix énergétique proposé par la collectivité », indique Jean-Luc Cizel, directeur Clients Territoires Méditerranée, qui entend ainsi mettre à profit les 1 350 km de réseau de gaz naturel présents sur le département.
Cinq projets en attente
« À l’issue du salon Pollutec, nous avons reçu cinq lettres d’intention pour des projets de méthanisations », confirme Jean-Paul Alduy, président de l’agglomération, qui vient d’être à nouveau primée "championne de France des EnR". « L’un de ces projets d’intentions concerne l’Ecoparc Catalan », affirme Gilles Foxonet, vice-président de l’Agglo en charge des EnR. « L’étude conduite par les spécialistes de GrDF et de l’Agglo va permettre d’identifier les gisements de matériaux, les lieux d’implantation, les déplacements logistiques entrant et sortants. Elle doit aboutir à un schéma directeur », explique Jean-Paul Alduy, président de l’Agglo de Perpignan, qui entrevoit des sources de gisement dans les coopératives. La méthanisation va conduire à une nouvelle culture entrepreneuriale ! » « L’idée est de développer une approche économique de l’installation d’un site de méthanisation, pour garantir et sécuriser l’investisseur », expliquent les services de l’agglomération. En effet, un modèle type d’implantation représente 34 M€ d’investissements. « La mise en œuvre d’un projet met entre deux et cinq ans. Cette année, 14 installations sont prévues en France », assure André Sautet, le directeur territorial GrDF L-R.
Vers la création d’une nouvelle filière de collecte
« En amont de l’implantation, le process de méthanisation va demander à l’agglomération de traiter les déchets fermenticides, soit 30 000 tonnes, qui seront ensuite valorisés par la méthanisation. Une filière de collecte pour ce type de déchets devra être mise en place par la collectivité. Le déchet devient ainsi un produit et intègre l’économie circulaire », souligne Jean-Paul Billès, vice-président sortant de l’agglomération en charge du traitement des déchets. Les débouchés de la méthanisation sont nombreux. « On peut équiper les flottes des 125 bus et les 40 bennes de transport des ordures ménagères de GNV (gaz naturel pour véhicules) », avance Jean-Paul Alduy.










