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Haute-Garonne
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Biotechs - Santé
| 27/04/2023

Medinbox veut lever des fonds pour sa solution vidéo destinée aux blocs opératoires

© Medinbox

La medtech toulousaine Medinbox, qui a développé en partenariat avec la Clinique Pasteur une solution de collaboration vidéo intelligente pour les laboratoires et blocs opératoires, veut lever des fonds. « Nous visons 5 à 10 M€ », indique le dirigeant Nicolas Gausserand. Après avoir équipé 300 établissements de sa solution vidéo de « proctoring » (supervision d’actes chirurgicaux) dans 100 pays, l’entreprise de 30 salariés (contre 7 début 2022) prévoit de doubler ses effectifs en 2023. Grâce à un nouveau partenariat avec le groupe international Abbott, qui va intégrer les solutions de Medinbox à son système de cartographie cardiaque, l’entreprise toulousaine compte voir son CA passer de 3,8 M€ en 2022 à 6 M€ en 2023.

Un marché potentiel « énorme »
« Jusqu’à présent, nous avons tout fait seuls et compté sur nos clients pour nous développer : la plupart de nos commandes émanent d’acteurs médicaux qui ont vu nos solutions dans un autre établissement médical », indique Nicolas Gausserand. Aujourd’hui, Medinbox veut accélérer, tant au niveau du développement commercial que de la R&D. « Nous travaillons sur de nouveaux projets d’intelligence artificielle et sur des équipements encore plus compacts et donc plus faciles à installer ». Le dirigeant déplore toutefois des difficultés à accéder aux soutiens financiers alors que ses deux concurrents principaux – un américain et un britannique – sont selon lui « super-financés : ils ont levé plus de 130 M€ chacun. »
Selon lui, le marché potentiel est énorme. « Rien qu’aux États-Unis, il y a 225 000 blocs opératoires et 310 millions de chirurgies lourdes sont pratiquées chaque année dans le monde. » Medinbox voit dans sa solution un moyen de faire progresser la médecine. « Plus de la moitié des Humains sur Terre n’ont pas accès à des soins de qualité », indique-t-il, rappelant par ailleurs que « le proctoring en direct coûte très cher en temps et en argent : il faut faire venir des spécialistes, parfois de l’autre bout du monde, parfois en urgence. Des spécialistes qui passent du temps dans les transports qui ne sont alors plus disponibles dans leurs établissements médicaux, souvent pour plusieurs jours. »

Bérengère Bosi / bosi@lalettrem.net
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