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Tarn
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Industrie
| 30/09/2026

En croissance, les Toiles de la Montagne Noire internalisent leur production

© Les Toiles de la Montagne Noire

La société tarnaise Les Toiles de la Montagne Noire internalise désormais l’ensemble de sa production. Nappes, serviettes, plaids et tabliers sont produits à Mazamet, non loin de la boutique historique. Auparavant, la fabrication était assurée par un façonnier à Labastide-Rouairoux (81), puis à Sainte-Colombe-sur-l’Hers (11), mais tous deux ont mis fin à leur activité. « C’est parce que nous avons des enfants que nous investissons. Nous voulons que l’entreprise perdure. C’est une chance d’être autonome et d’avoir un outil de production », confie à La Lettre M Jean-Claude Bordes, gérant. L’entreprise familiale, qui a dégagé environ 500 k€ de chiffre d’affaires en 2025, espère une progression de 20 % de son activité cette année.

« Nous n’avions pas le choix »
Jean-Claude Bordes et sa compagne Catherine Depinois ont fondé ensemble cette société en 2001. Aujourd’hui, à 71 ans, ils transmettent l’activité à la génération suivante. « Nous n’avions pas le choix : c’était soit internaliser, soit arrêter l’activité », explique le gérant. Ils emploient actuellement quatre personnes, dont le fils de la gérante, une nouvelle salariée embauchée il y a quelques mois et un salarié expérimenté qui a accepté de travailler deux jours par semaine malgré sa retraite déjà effective afin de transmettre son savoir-faire après une carrière dans ce secteur. Le savoir-faire, c’est bien le nerf de la guerre pour ces tisserands. D’autant qu’il en reste peu en France : à peine 2,5 % des vêtements et textiles vendus dans l’Hexagone aujourd’hui y sont fabriqués.
Au-delà du savoir-faire, il a fallu acquérir des outils de production. « Aujourd’hui, nous faisons tourner six métiers à tisser, dont certains automatiques et d’autres fonctionnant à l’ancienne, avec des fiches perforées », décrit le gérant. La société a également fait l’acquisition de machines complémentaires dont un ourdissoir qui mesure quinze mètres de long et sept mètres de large. La matière première est locale dès que possible ; la laine couleur naturelle provient notamment d’Ariège. « L’activité progresse, assure Jean-Claude Bordes. Nous avons doublé les commandes depuis un an. »

Adeline Raynal / redaction.toulouse@lalettrem.net
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