Pyrénées-Orientales
Institutions
Marketing territorial : l'Agglo de Perpignan sera « naturellement compétitive »

« Comme Montpellier, la surdouée, Perpignan Méditerranée a aussi sa marque, « Naturellement compétitive », montrant ainsi qu’en 2013, l’institution forte de 36 communes change de braquet et s’implique dans le marketing territorial », se réjouit le président de l'Agglo de Perpignan, en présentant sa nouvelle marque territoriale, le 29 janvier, lors de ses voeux à la presse. « Avec 106 M€ d’investissements directs programmés pour 2013 (102 M€ en 2012, NDLR), l’agglomération de Perpignan, c’est une équipe qui avance vers des ambitions affirmées. C’est une équipe naturellement compétitive », poursuit le président de l’agglomération. C’est Guy Ilary, vice président de l’agglomération en charge de la communication, qui précise les ambitions de cette marque : « L’agglomération porte un vrai projet d’entreprise. L’institution se donne les moyens d’avoir la notoriété nécessaire pour attirer les entreprises, maintenir et développer les lignes aériennes vers Paris, aller chercher du trafic fret en provenance de Chine, atteindre les marchés d’excellence pour ses vins. L’ambition du territoire est de devenir un pôle compétitif au sud », indique le vice-président.
Entre 20 et 25 M€ investis dans l’économie
Jean-Paul Alduy a profité de ses vœux pour mettre en avant les deux principales compétences de la collectivité : l’économie et l’environnement. « Nous allons investir dans l’économie à hauteur de 20 à 25 M€ dont 4 à 5 M€ dans l’immobilier d’entreprise », souligne Jean-Paul Alduy. « La politique du logement conduite par l’agglomération de Perpignan porte à 650 le nombre de logements sociaux construits. En 2013, le rythme devrait s'accroître, avec 800 à 900 logements qui, avec l’immobilier d’entreprise, généreront plus de 250 M€ de retombées pour le secteur du bâtiment », lance-t-il, en soulignant : « Pour l’Agglomération, investir malgré la crise c’est investir contre la crise. »
Zones d’activités
L’agglomération poursuit son action de développement des zones d’activités et étudie actuellement 12 projets de zones sur son territoires. Parmi les nouvelles zones à venir : Tecnosud 2 à Perpignan, l’extension de Sainte Eugénie au Soler ou encore Naturopôle 3 à Toulouges. Dans sa quête d’aménagement du territoire l’agglomération lutte contre les friches agricoles à travers sa politique d’îlots fonciers agricoles. « Un premier îlot de 10 ha va être acquis par Pierre de la Fabrègues pour y planter des vignes », annonce Louis Carles, vice-président de l’agglomération en charge de l’agriculture, évoquant ensuite les travaux qui vont être engagés à partir de Septembre sur le marché de gros (5,5 M€). Du côté de l’environnement, le président de l’agglo mentionne l’ensemble éolien catalan dont la construction débute en 2013 ou encore le projet du trait de côte étalé sur 10 ans, qui représentent près de 200 M€ d’investissements.
Arrivée du bus-tram
D’autres chantiers seront lancés en 2013, le conservatoire de musique (7 M€), la passerelle sur la Têt (3,5 M€). « Les quatre premiers bus-tram ont été commandés et circuleront dès le 9 mars sur l’axe nord sud, soit une dizaine de kilomètres » annonce François Rallo, le vice-président de l’agglo en charge des transports (Coût d’un bus-tram : 360 000 €). D’ici 2014, la flotte de bus-tram atteindra 14 bus et couvriront les axes nord/sud et est/ouest.
Agence de développement économique : le 18 février
L’agence de développement économique tant annoncée va passer en phase active, selon Romain Grau, vice-président en charge de l’économie. « La phase de réalisation et d’exécution passe en conseil d’agglo le 18 février prochain, indique-t-il. Elle est fondamentale pour aller chercher des points de croissance. Elle constituera une force de vente du territoire, s’appuiera sur une démarche de marketing territorial et partenariale avec les chefs d’entreprises. » Jean-Paul Alduy l'admet : « elle arrive un peu tard. Mais il a fallu convaincre de sa nécessité. »
Transport combiné
2013 sera aussi l’année du renouveau pour le chantier de transport combiné rail route de Saint Charles. « Toutes les décisions ont été prises au niveau du conseil d’administration pour que la Saeml puisse gérer et exploiter cet outil. Il est prévu le recrutement de sept personnes, la procédure est en cours. L’exploitation publique devrait amener de nouveaux opérateurs, le travail de prospection est lancé. Déjà Combi Froid et T3M sont intéressés pour développer du trafic, indique Jean-Paul Alduy. Alors que le port de Barcelone développe 3,5 millions de conteneurs, l’arrivée du groupe Hutchinson doit doubler cette capacité en se tournant vers le marché chinois qui représente 17 milliards de conteneurs, nous nous espérons passer de 17 000 à 100 000 caisses. L’économie de la logistique est à portée de main. »










