Manuel Valls et Damien Alary scellent 1,2 milliards d’euros de crédits publics pour le L.-R.

Le Premier ministre Manuel Valls et Damien Alary, président PS de la Région Languedoc-Roussillon, ont signé lundi soir à Montpellier le protocole d’accord du contrat de plan Etat-Région (CPER) 2015-2020, pour lequel l’Etat mobilisera 479,75 M€, soit 4 % de l’enveloppe nationale totale. La Région Languedoc-Roussillon abonde, de son côté, à hauteur de 564 M€. Avec 187 M€ de crédits européens fléchés à ce stade, le montant des crédits publics investis en Languedoc-Roussillon dans le cadre du CPER s’élèvera d’ici à 2020 à 1,2 Md€, a souligné Damien Alary.
Nouveauté pour cette nouvelle génération de CPER : l’implication, aux côtés de l’Etat, de plusieurs de ses satellites, « comme l’Ademe, les Agences de l’Eau et le programme des Investissements d’Avenir, qui sera territorialisé », a précisé Manuel Valls.
Quatre priorités
Le contrat, qui sera définitivement signé entre février et avril prochain, donne la priorité à quatre secteurs : la transition écologique (développement des énergies renouvelables et amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments), mobilité et transports (déviations de Lunel dans l’Hérault et de Mende en Lozère, nouvelles gares de Manduel dans le Gard et de Montpellier), l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation ; enfin, le volet territorial, avec « l’ambition de couvrir à terme l’ensemble du territoire en haut débit », a insisté Manuel Valls. Damien Alary s’est félicité d’avoir obtenu de l’Etat une enveloppe supplémentaire de 136 M€ « et l’inscription au CPER de projets régionaux prioritaires pour les Languedociens, sur l’eau, les routes et la culture ». « J’y vois là une vraie reconnaissance du travail accompli et du bien-fondé de notre projet régional », a ajouté l’élu. Cette augmentation a été obtenue « grâce au travail de conviction et de persuasion que vous avez mené », lui a rétorqué Manuel Valls.
Après les inondations à répétition dont la région a été victime cet automne, Manuel Valls a rendu hommage « aux maires courageux, parfois de petits villages, confrontés à des situations terribles. À eux, aux professionnels de l’agriculture durement touchés, je veux garantir la solidarité du pays. »
Evoquant la fusion des régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées début 2016, Manuel Valls a tenu à rassurer l’hémicycle, en partie composé d’élus régionaux, pour certains opposés à cette fusion : « L’union vous rendra plus fort. Votre identité, qu’elle soit catalane ou cévenole, ne se dissoudra pas dans la grande région. » Il a salué « l’approche apaisée » de Damien Alary, qui « contribue à la réussite de cette union » tout en « défendant les intérêts du Languedoc-Roussillon ». Pour Manuel Valls, « L’Etat devra aussi réussir cette union. Les services de l’Etat vont évoluer au niveau régional. Cette fusion des régions, c’est aussi un défi pour l’Etat au niveau régional et départemental. Les élus ont un an pour préparer la fusion. »










