Manduel veut rendre les terres en friche aux agriculteurs
La commune de Manduel (6 700 habitants), située en périphérie de Nîmes, veut rendre leur utilité agricole aux terres en friche. « Entre 2006 et 2012, la commune a perdu, rien qu'en vignes, 152 ha, et au moins 50 à 60 hectares de vergers », explique Jean-Marc Granat, maire de cette commune où sera installée la future gare TGV Nîmes-Pont du Gard (mise en service : décembre 2019). La mise en friche des terrains est due à des non-renouvellements de baux, des non-reprises d'exploitations ou des calamités agricoles. Pour enrayer le phénomène, un collectif composé de retraités de services agricoles et experts-comptables s'est emparé du sujet. Objectif : rapprocher propriétaires terriens et agriculteurs. Soutenue par la Ville, l'initiative prévoit l'organisation, le 13 décembre, dans la salle communale, d'une réunion d'information autour des contrats de location à durée déterminée « trop peu utilisés car méconnus des propriétaires ». Manduel a voté en juin une exonération des charges sur le foncier non-bâti pour les propriétaires louant ou exploitant leur terre agricole en bio.
« La chambre d'agriculture du Gard reçoit 250 demandes d'installations par an qui ne trouvent pas de terres. Or, à Manduel, plus de 50 % des terrains agricoles sont aujourd'hui inexploités, notamment parce que des propriétaires ne veulent pas se retrouver pieds et poings liés avec un fermage qui les contraint trop. En sus, ils caressent l'espoir de vendre ce même terrain à très bon prix s'il devenait constructible », explique Régis Thibaud, expert-comptable en retraite et membre de ce collectif.










