Jacques Bascou, qui présidait hier la dernière session du Grand Narbonne avant la pause estivale, se dit conscient « du coup d’arrêt économique » que subit l’Aude à travers les 200 licenciements économiques annoncés (Pilpa, Sieur d’Arques). « Notre économie est fortement basée sur l’activité BTP, actuellement au ralenti, même si la Ville et l’Agglo de Narbonne ont maintenu leurs investissements, commente-t-il. Après trois années de mise en place des projets portés par la nouvelle équipe, certains sortent enfin. » Il fait notamment référence aux efforts consentis sur les zones d’activités, qui portent leur fruits depuis 2011. Selon Serge Brunel, DGS de l’agglomération, « malgré la conjoncture déjà difficile, nous avons vendu 2,5 ha de foncier économique en 2010 et 9 ha en 2011 sur l’ensemble du territoire. » Et Jean-Luc Petit DGS adjoint, à la tête du pôle économique, d’ajouter : « Nous avons 150 ha en cours sur la zone Montredon-Névian. »
Sena Sud bras armé de l’agglo
Dans un focus issu du compte-rendu annuel de Sena Sud, qui a été restructurée pour devenir le bras armé de l’agglo en matière d’aménagement économique, il apparaît que la totalité de l’extension (10 lots, 5 606 m2) de la zone artisanale de Gruissan, est commercialisée. L’opération d’aménagement de la zone logistique de Saint-Germain (15 ha) peut enfin être relancée. Enfin, la zone d’activités de Montredon-des-Corbières l’extension (première tranche) touche à sa fin. « Sur les 60 parcelles commercialisables, 20 ont été vendues en 2011 et une dizaine sont en cours de vente. » Cette zone a permis à l’agglomération de percevoir 2 M€ de recettes en 2011. Jacques Bascou fait mention de « 25 000 m2 encore disponibles sur cette zone à destination de projets d’envergure. » Concernant la zone de La Coupe, scindée en trois partie, celle dédiée à la multi-activité est commercialisée à 100 %, pour l’espace intergénérationnel (équipements publics et services liés à la santé), 1,5 ha restent à commercialiser. Enfin, sur le Parc Méditerranéen de l’Innovation, l’espace dédié à l’innovation, « l’ambition du Grand Narbonne est d’attirer des entreprises à forte valeur ajoutée, qui sont moins impactées par la crise comme Greenstars, ou encore des entreprises oeuvrant dans le domaine de l’eau » indique-t-il. « Nous misons aussi beaucoup sur le tourisme. »