Le maire UMP de Sète, François Commeinhes, 63 ans, a confirmé, ce matin, lors d’une conférence de presse à Sète consacrée à ses projets, son intention de briguer un troisième mandat lors des municipales de 2014. « Je suis candidat depuis 2008 ! », s’est exclamé l’élu et PDG de la polyclinique Sainte-Thérèse. « Mais je ne suis pas encore en campagne. Je n’ai pas encore terminé tout le boulot pour ce mandat. La campagne viendra en temps voulu, mais pas avant la fin de l’année ». Élu pour la première fois en 2001, François Commeinhes avait été réélu en 2008.
Feu sur les autres candidats
Au passage, le maire sortant a dit tout le bien qu’il pensait de ses possibles adversaires. L’ancien maire RPR de Sète, Yves Marchand : « Il a un charisme important, peut-être un peu trop. Il a fait des choses très bien sur Sète, mais il n’est plus adapté à ce qu’attendent les Sétois. Sète a évolué en 20 ans. Il est à Paris, et son entourage ne lui donne pas forcément une analyse très objective. Il pense être seul à détenir la vérité. Il a essayé de me conseiller, de me dire ce qu’il fallait faire. Mais je ne suis pas plus con qu’un autre ! » Du charisme, François Commeinhes en trouve aussi au chef de file du PS, François Lubrano. « C’est un très bon président du Cepralmar. Son parti dit qu’il ferait un bon premier adjoint. Mais gérer une ville, ce n’est pas seulement faire les joutes, et du sport, et discuter avec ses amis au bord d’un quai ». Quant à l’ancien maire communiste, François Liberti, Francois Commeinhes assure avoir « beaucoup de respect pour lui. Mais il est enfermé dans l’idéologie du PC du XXe siècle », qu’il associe au « misérabilisme » et à « la décadence ». Enfin, le journaliste de France 3, Philippe Sans, qui a déclaré sa candidature à la mairie, est exécuté en quelques phrases : « Il n’a aucun charisme. Sans sa carte de presse, il n’est pas grand chose. Il veut être bien avec tout le monde, mais ils n’a aucun projet, aucune vision ». François Commeinhes s'est montré moins inspiré sur une possible candidature de France Jamet pour le Front national. « Il y a un risque de triangulaire, c'est certain », a reconnu le maire sortant.